Washington, Bangkok
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Pour détourner l’attention de la claque électorale qui a marqué le premier anniversaire de sa prise de fonctions, Barack Obama utilise de vieilles ficelles sarkozystes et tente de nous faire croire qu’il va “moraliser le capitalisme” en restreignant l’activité des banques qui renouent avec des profits imposants alors que le reste du monde reste plongé dans la crise qu’elles ont provoquée.

Les bourses font semblant d’y croire, comme si les démocrates disposaient encore d’une majorité qualifié au Sénat…

Pour en rajouter une couche, Obama s’offusque de «l’irruption brutale» de l’argent des groupes de pression dans les campagnes électorales après une décision de la Cour suprême. On va faire semblant d’y croire en oubliant que l’actuel président étasunien est le premier élu après financement exclusif sur fonds privés ?

Au bal des hypocrites, Obama mérite la médaille d’or. Comme celle qui vient de lui être décernée devant son ambassade à Bangkok par Greenpeace, en tant que président du premier pays pollueur de la planète devant l’Australie et le Canada.

(Photo : Damir Sagolj/Reuters)


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