
Il ne se passe rien en août ? Chaque jour, abcdetc vous prouve le contraire avec une image de jadis, de naguère ou d’autrefois…
26 août 1789 : Après six jours de discussion, le texte définitif de La Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen est voté par l’Assemblée nationale constituante. L’article 1 proclame : «Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.»
Plus de deux siècles après, le président de la République et ses sbires s’assoient sur l’utilité commune !
(gravure DR)

De Si de La, c’est tout le mois d’août un voyage en chansons, d’un(e) artiste à un(e) autre, de sites en liens.
En quittant les Chet Nuneta, et après un petit détour par Mon slip (le label élastique où l’on retrouve quelques vieilles connaissances), cap sur le Sénégal, avec les frères Guissé. “Du bonbon pour l’âme”, comme dit l’un des commentaires sur cette vidéo.
À suivre…


25 août 2010
Nous naissons libres et égaux en droits certes mais…..nous ne naissons pas tous dans le même quartier non plus, trouvez l’erreur….Cette phrase m’a souvent interpellée, ne seraient que des mots ?
«Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.»
Notion de distinctions fondées sur l’utilité commune…. A cette époque le vote féminin n’était pas d’utilité commune, aujourd’hui on s’octroie toujours le droit de décider ce qui est utilitaire ou non…
Ce qui est bien ou mal au nom de l’autorité gagnée par vote.
Mais j’ai gagné la liberté d’expression, elle est pas belle la vie ?
Je me suis toujours interrogé sur cette utilité commune et sur l’inutilité à laquelle elle renvoie. J’ai tellement de doute sur l’utile, l’indispensable, le superflu, le nécessaire. De quoi avons nous vraiment besoin ? s’interrogent certains. D’une véritable égalité et fraternité humaine, je crois. Et je ne sais pas comment on la construit…
«Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.»
La seconde phrase dérape déjà et admet qu’il y est des personnes qui soient supérieures à d’autres.
Le pouvoir ne doit pas écrire les lois majeures.
Les habitants devraient décider des grandes orientations, par referendum, telles la Sécu, les PTT, EDF-GDF, ORTF, Air France, l’Education nationale, le Travail, l’Hôpital public, l’Eau, les Autoroutes, le Logement, la Mal-Bouffe.
Je cite volontairement les anciens noms.
Il y a en encore beaucoup jusqu’à l’Euro et l’Europe.
Mais là, les « politicards » ne sont pas près d’accepter, sous diverses raisons.
On comprend pourquoi! 2005 n’est pas loin.
2005 n’est pas loin et tellement escamoté cependant.
Nous sommes peu ingrats d’être allé voter par la suite pour tous ces « pros » de la politique qui se foutent bien de nous !
Réinventer le pouvoir est plus qu’indispensable mais j’avoue avoir parfois quelques doutes sur le comment.
Merci d’être de ces signes qui permettent de moins douter (un peu).
Sourire
J’apprends aussi à l’instant que l’on fête aujourd’hui le 40e anniversaire du dépôt de gerbe à la femme du soldat inconnu… et la naissance du MLF
L’égalité a encore besoin de lutte.
Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789
Art. 2. -
Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression.
Devinette :
Quelle droit n’a pas sa place dans cet article?
moi c’est un commentaire sur le « bonbon de l’âme » que je fais ce matin, cette musique réchauffe le coeur, merci…
Neb, on n’aurait pas droit aussi au respect, dans les droits naturels et imprescriptibles de l’Homme ?
Bien entendu, mais il faut monter d’un cran, si vous le permettez, pour moi, il y a d’abord la « Dignité ».
Il est de plus en plus important de bien préciser les mots. Car de plus en plus, nous avons affaire à des professionnels rédacteurs, publicitaires, en un mot qui tournent autour de la technique américaine d’Hollywood appelée « Storytelling », ou l’art de raconter de belles histoires, du type « On invente un ennemi et pour défendre notre chère liberté, il faut faire la guerre » etc., et on oublie de « montrer les morts » qui eux auraient un impact sur la population.
Une référence, le neveu de Sigmund Freud est décrit par M. Normand Baillargeon :
Edward Bernays, Propaganda. Comment manipuler l’opinion en démocratie, Édition La Découverte, Collection Zones, Paris, 2007.
Et d’ailleurs : Que désigne le mot « Liberté »?
Long sujet et débat.
Moi j’aurais volontiers aussi mentionné le droit de rêver, comme le chante Brel dans L’Enfance.
Mais si le rêve était texte de loi, le pouvoir aurait tôt fait de s’y immiscer pour nous le transformer en cauchemars.
Quant à la liberté, elle a été dévoyé du côté des hypermarchés et autres apôtres consuméristes. La liberté de choisir entre 25 modèles de yaourts en poussant un chariot trop grand dont les roues se coincent, tout en écoutant une musique loin d’être un bonbon de l’âme et en grelottant parce que les frigos des yaourts déconnent… et si t’es pas content, regarde donc les Pakistanais qui seraient bien contents de ….
Oui, vaste débat et vaste paysage dévasté que la LIBERTÉ
et à propos de respect, je lis à l’instant, dans un document sur la bientraitance, écrit par Francisca Flamand : « … Il y a de l’aventure heureuse à conquérir notre dignité d’être humain en mettant en actes, dans la « noblesse de l’anodin du quotidien » le respect qui nous rend vivants. »
… on a tous du boulot !
Vous voyez, le temps de rédaction et vous donniez une autre définition qui cible à juste titre l’objet de ma réponse.
Tout cela passe par l’éducation, mais l’environnement social a aussi son impact sur le futur…
L’article 1 semble avoir oublié 200 ans plus tard
C’est lamentable.