Budapest

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Vous l’avez peut être remarqué : les regard(s) que je porte sur le monde sont souvent aussi tournés vers les minorités. Question de solidarité ?

Aussi, sans me désintéresser de l’Egypte, de la Tunisie, de la Jordanie ou du Yemen, où les peuples manifestent dans les rues leur désir de justice, leur soif de liberté ou leur colère du mépris et de la répression, je pense que vous êtes suffisamment abreuvés de nouvelles et d’images pour qu’il soit superflu que j’en rajoute.

C’est donc vers la Hongrie que se tourne aujourd’hui mon regard et mes pensées. Quelques milliers de manifestants sont encore descendus jeudi dans les rues de Budapest et de quelques villes de province pour protester contre la nouvelle loi sur les médias, entrée en vigueur le 1er janvier, qui renforce le contrôle du pouvoir sur la presse et les journalistes.

Si les députés verts s’étaient eux aussi bâillonnés pour accueillir Viktor Orban le 19 janvier dernier au parlement de Strasbourg, aucune directive européenne ne mentionne la liberté de la presse et le Premier ministre hongrois peut présider impunément cette étrange Union si loin des peuples sans craindre les reproches de ses partenaires pas franchement tous irréprochables : “Je défie quiconque de trouver dans notre loi quelque chose qui ne figure pas dans les lois sur les médias des autres Etats membres”, a-t-il pu même affirmer sans être démenti.

Mais si les médias français consacrent fort peu de place aux manifestants hongrois, ce n’est pas par connivence ou surveillance par le pouvoir, ni parce que les “grands” titres sont trop occupés avec leur mercato. C’est la faute aux Arabes qui prennent toute la place !

(photos : Bernadett Szabo, Bela Szandelszky, Laszlo Balogh, Vincent Kessler)

Cédant à l’amicale pression d’une commentatrice et à l’injonction de l’Ecclésiaste nous rappelant qu’il y a un temps pour chaque chose, j’ai entrepris d’explorer ma mémoire (et le web) pour donner une suite à la rubrique de samedi dernier intégralement consacrée à Léo Ferré et ses interprétations d’Avec le temps.

Au final, ça nous donne une sacrément belle affiche, avec Le Temps des Yoyos par Serge Gainsbourg, Le Temps de l’Amour par Françoise Hardy (un peu longue à se charger depuis la Chine…), Je n’aurais pas le Temps par Michel Fugain, Le Temps des Fleurs par Dalida, Le Temps de Vivre par Georges Moustaki, On ne voit pas le Temps passer par Jean Ferrat, Le Temps du Lilas par Barbara (en version sous-titrée…), La Valse à mille Temps par Jacques Brel et Le Temps ne fait rien à l’affaire par Georges Brassens.

Et puisque j’en suis à renouveler les exceptions dans cette rubrique, je vous en mets une dixième, pour la route. Avec juste une photo et une voix…

Celles de Serge Reggiani célébrant Le Temps qui reste