Cause (du peuple) toujours
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Après la main dans la gueule de Ben Laden, Barack Obama a adopté hier la politique de la main tendue vers les pays arabes engagées dans la voie démocratique.

Pour ceux qui n’auraient pas compris, malgré les sous-titres, la version étasunienne de la démocratie moderne, il en a énuméré les bases :

”L’appui des Etats-Unis pour la démocratie se fera sur la base de la stabilité financière, de la promotion de réformes et de l’intégration des marchés concurrentiels les uns avec les autres ainsi qu’avec l’économie mondiale.”

Pour joindre les actes à la parole, Obama a aussi promis des aides sonnantes et trébuchantes en bons vieux dollars, mais à trois mois de la faillite annoncée des États-Unis, la Tunisie et l’Egypte, les premiers bénéficiaires désignés, seraient bien avisés de demander leur chèque le plus vite possible de la part du pays modèle de la “stabilité financière”.

Comme ça ne coûte rien, Obama a également plaidé pour la paix entre Israël et la Palestine, de manière tellement convaincante que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a aussitôt repoussé l’idée d’un repli dans les frontières de 1967, tandis que le Hamas faisait savoir qui attendait “des actes concrets plutôt que des slogans”.

(photos Chip Somodevilla, Ali Jarekji, Mohammed Salem, Saeed Khan, Hasan Jamali, Amr Nabil, Ismail Zaydah,
Majdi Mohammed, Nasser Ishtayeh, Karim Kadim, Shakil Adil, Oded Balilty, Jason Reed)

Barack Obama a peut être tort de se servir de la télévision pour faire passer son message car, comme en témoigne ce premier épisode de la saga du (tout-puissant) Polyr-ythmo, c’est par la radio que tout commence !

Ah… Vous ne connaissiez pas Polyr-ythmo. Obama a peut être raison. Mais laissez vous aller au plaisir de la découverte.

Et si vous aimez, les épisodes 2 & 3 sont disponibles ici.

16 commentaires sur “Cause (du peuple) toujours”

  1. Marie G dit :

    Bonjour JR ! C’est Sue Ellen…(non, je blague..!)
    Inconditionnelle de France Inter, j’ai découvert l’existence de ton blog l’autre jour chez Brigitte Patient. Depuis, j’y jette un oeil curieux chaque matin et vraiment, à chaque fois, c’est une bonne, douce, forte, enrichissante surprise…
    Un regard rayonnant, inventif, juste à mille lieux des mille infos agressives et stériles qui tombent en permanence du ciel médiatique. Moi, je trouve ça reposant et bon.
    Merci, Jean Robert ! On en veut encore !!!

    • JR dit :

      L’autre jour, je m’en souviens comme si c’était hier…
      Merci de rejoindre ce blog et revenez chaque matin si vous le voulez.
      Mais ne confondez pas les JR, merci.
      :)

      • Gallon Christophe dit :

        Merci à toi JR, j’écoute, cool, dans mon lit, ton passage à cette émission hélas trop matinale.
        Merci, pour ton blog, pour ta vision du monde, pour ton info quotidienne
        Christophe Gallon

  2. Chantal dit :

    Et oui c’est par la radio que tout commence, ce Poly-Rythmo est très décoiffant!
    Essayé de télécharger le podcast de l’émission d’hier qui tourne en boucle ce matin : »France inter.com, tenez-vous bien….5-4-3-2-1-0″
    petit coup d’adrénaline à chaque départ de la fusée…est-ce qu’il y a un petit virus concocté par Richard?

  3. Tom dit :

    Grâce à la radio, en effet.
    D’accord avec les images, d’accord avec les mots, d’accord avec les musiques…
    On trouve le pire et le meilleur sur cette Toile. Le fil que vous tissez est de la plus belle soie.
    Bravo

  4. richard dit :

    Quelques anciens ont beaucoup de chance de connaître et suivre le fil du maître toilier et son monde différent, même si quelquefois très dur, depuis longtemps déjà.
    Qu’il ne rompe pas.

    • JR dit :

      … et j’essaierai de ne pas rompre, même si aujourd’hui c’était tendu. J’ai raté plein d’angles du billet, comme de parler de cette accolade approximative entre Clinton et Obama, comme s’ils craignaient les retombées de l’affaire D… ou la solitude de l’Israélien dans la nuit de Tel Aviv comparée à tous ces arabes alentours et tous accompagnés…
      Bref.
      La suite du trac devant tout ce nouveau public.
      Ne lâchez pas l’écoute cependant.
      Merci

  5. chris dit :

    Toujours aussi juste dans votre analyse. La politique est le fil du rasoir où les politiciens funambules déambulent mais se sont toujours les peuples qui se blessent.
    Merci pour votre visite sur mon blog,
    Cordialement,
    Chris

  6. Chantal dit :

    « La hauteur est une sensation jouissive, personnelle – un peu le secret de chaque funambule -, il y a un esprit de liberté. Il s’agit de maîtriser ses émotions. Il faut d’abord avoir confiance dans son installation, c’est notre sécurité. Puis sur le fil, tous les sens du corps s’ouvrent complètement, car il faut contrôler ce qui passe. Lorsqu’on voit le bout se rapprocher, on n’ a plus envie que ça s’arrête. …Et quand ça se termine il y a une sorte d’extase. »

    Antoine Rigot
    Victime d’un accident dévastateur en l’an 2000, il a monté un spectacle « Sur la route » qui retrace son cheminement vers la reconstruction

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