Allez les filles !
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02-Baau-Aghir-Gujarat
03-Prabhati-Rajasthan
04-Premlata-Jatau-Madhya-Pradesh
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07-Ranjana-Maharashtra
08-Ambika-Karnataka
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10-Mamta-Bihar
11-Thangaselvi-Tamil-Nadu
12-Madhavi-Siddappa-Andhra-Pradesh
13-Revathi-Kerala
14-Shabnam-Parvin-Orissa

Les séries du dimanche qui éclairent et obscurent”…

En 2006, le photographe Jason Taylor a sillonné l’Inde pendant 2 mois afin d’en rapporter 14 portraits de filles âgées de 7 à 15 ans, pour illustrer un dossier de l’Unicef sur les difficultés dans l’accès à l’éducation de ces enfants, empêchées d’aller à l’école pour travailler dans les champs, dans les mines ou à la maison.

Depuis le 1er avril 2010, la loi accorde à tous les enfants indiens entre 6 et 14 ans le droit à une scolarité, mais dans un pays de plus d’un milliard d’habitants (dont 30% ont moins de 15 ans) l’entrée en vigueur des lois a parfois un peu de retard sur leur promulgation.

Mais il y a plus obscur.

Si vous avez été voir la pyramide des âges indienne en cliquant sur le lien ci-dessus, vous aurez peut être remarqué son manque de symétrie. Si la loi indienne interdit depuis 1994 la détection du sexe des fœtus lors des échographies, des études récentes estiment à 12 millions le nombre de “fillettes disparues” depuis 30 ans et au dernier recensement le ratio filles-garçons de moins de 6 ans est descendu à 914 pour 1000. Voir à ce sujet le magnifique et poignant reportage de Walter Astrada.

C’est cette sinistre hécatombe, ainsi que les dizaines de millions de femmes victimes de trafic (prostitution, travail forcé, mariage forcé) qui valent à “la plus grande démocratie du monde” d’occuper la 4e place du classement des pays les plus dangereux pour les femmes derrière l’Afghanistan, la République Démocratique du Congo, le Pakistan et devant la Somalie, selon une étude menée par Trustlaw.

Undesired est le titre de la vidéo réalisée par le photographe Walter Astrada en complément du reportage mentionné plus haut.

Si vous le souhaitez, regardez-le demain.

Pour ce dimanche, je vous propose quelque chose de plus léger, avec The Tailor, de Gordon Grinberg, inspiré paraît-il d’une classique blague juive.

5 commentaires sur “Allez les filles !”

  1. richard dit :

    Encore de biens belles photos d’anges !
    Mais, cette fois, le dragon est dans le texte…

  2. Chantal dit :

    Dragon pour le feu et les ailes, parfois ange empreint d’un pays plus que traversé:
    Quand l’âme s’envole
    cet estuaire couvert de runes
    où je reviens toujours…

  3. pierre dit :

    On parle beaucoup de féminisme, depuis quelques jours. Il a fallu et il a suffit qu’un membre de la « haute » société soit impliqué dans une aussi lamentable que sinistre histoire de mœurs pour que la situation des femmes dans notre monde vienne sur la place publique. Ce qui revient à dire que, quand tout semble aller à peu près normalement, c’est à dire tant mal que bien, donc le plus souvent, tout le monde s’en fout royalement.
    Ou peut-être l’évocation du sujet nécessite-t-elle un drame pour pouvoir se faire ?
    Comme si les petites filles d’Asie offertes par la misère de leurs parents et « consommées » par ce qu’on est hélas bien obligé de dire des hommes venus d’occident , comme si les gamines qui triment sur les tas d’ordures du Caire ou de Calcutta, les jolies jeunes femmes de là ou d’ici à qui on fait miroiter les charmes des voyages et finissent sur les quais de ports improbables, comme si les millions d’ouvrières sous payées, les épouses violées et les femmes battues, comme si les richissimes « vedettes », les désœuvrées aussi inutiles que leurs compagnons de la  » jet-set « , cet ahurissant ensemble hétéroclite de milliards et de vanité ( dans tous les sens du terme ) se traînant lamentablement à travers la planète en riant faux, comme si les balayeuses devenues en promotion techniciennes de surfaces, les bonnes-à-tout-faire, les là-pour-ça et les reste-avec, les mères-la-pudeur et les faiseuses d’anges, les fliques et les taulardes, comme si en un mot toutes celles qu’on dit du sexe dit faible n’étaient que défouloirs, accessoires , instruments, voire outils ou sujets de conversations « mondaines ».
    Et comme si, injure suprême puisqu’inconsciente, cette situation était « normale ».
    Aux yeux de qui ?
    Comme si, en dehors de quelques voix, féminines ou masculines, la plus grande part de nos contemporains, tous sexes mêlés, y était indifférente. Tant que tout se passe loin de son regard. Et qui devient féroce le temps d’une manif ou d’un passage à l’écran quand quelqu’un en vue est soupçonné. J’en connais qui m’accuseront de mauvaise foi, et je souhaiterais avoir tort, ou plutôt – et la nuance est de taille – leur donner raison.
    Chaque jour la presse se fait un devoir de dénoncer la détention arbitraire de journalistes, il serait intéressant de voir la réaction des citoyens et citoyennes lambda, si les journaux télé répétaient chaque jour que nous sommes tous et toutes égaux. Je ne suis pas sûr que cette initiative emporterait beaucoup de suffrages….
    Mais, quand même, il y a quelques lueurs d’espoir. Bien tardives, bien timides, bien sûr, mais elles sont là. Alors …

    • JR dit :

      beau cri du coeur pour finir ce dimanche…
      merci de ce partage
      j’espère qu’il y aura quelques regards sans indifférence pour lire ces mots !

  4. bénédicte dit :

    Bien sûr, il ya des regards sans indifférence pour ces mots, ces images et tous les autres qui, justement, nous proposent « un autre regard »…Merci donc ! Je ne laisse pas toujours un petit mot ici…mais il n’y a jamais d’indifférence et je tente de partager et diffuser, ce regard là et les autres, qui me semblent nécessaires pour faire antidote !

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