Huit mois jour pour jour après le tsunami et l’accident nucléaire qu’il a provoqué, des journalistes ont été invités à visiter la centrale de Fukushima, vendredi 11 novembre dernier.
Vêtus de combinaisons intégrales, le visage masqué, munis de deux paires de gants, une trentaine de reporters (dont quatre de la presse étrangère) ont eu droit à une excursion en autocar, dans les villes fantômes qui entourent la centrale dans un rayon de 20 kilomètres, puis sur le site dévasté : bâtiments éventrés, carcasses de camions, barrières métalliques tordues, réservoirs d’eau éventrés… et un taux de radiation atteignant 500 microsieverts par heure au pied des réacteurs (la moitié de la dose annuelle maximale imposée dans la plupart des pays).
Le directeur la centrale a expliqué aux journalsites que la situation était désormais sous contrôle :
“D’après les relevés à la centrale que j’ai vus, il n’y a aucun doute que les réacteurs sont stabilisés.”
Même si :
“C’est encore dangereux d’y travailler. On est parvenu au niveau où on peut aller sur place, mais on n’est pas encore dans la situation où n’importe qui peut y aller.”
Les journalistes ont dû être fiers de ne pas être pris pour n’importe qui, comme les 3200 ouvriers qui travaillent encore sur la centrale, dont “l’arrêt à froid” des réacteurs, c’est-à-dire le maintien du combustible sous les 100°C, est prévu d’ici le mois prochain.
Quant au ministre de l’Environnement, chargé de la gestion de l’accident de Fukushima, Goshi Hosono, il a rappelé samedi que le démantèlement de toutes les installations prendrait encore au moins 30 ans.
Et combien de siècles pour que disparaisse toute trace de radioactivité ?
Il n’y avait aucun représentant français parmi les journalistes privilégiés. Mais nul doute que le prochain Président de la République, quel qu’il soit, les conviera à visiter le site de l’EPR de Flamanville pour constater qu’il n’y a aucun “problème de sécurité”.
(photos David Guttenfelder, Ikuro Aiba, Kyodo)
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Le 11 novembre était décidément une journée chargée puisque s’est déroulé à Tunis un concert exceptionnel – “L’Afrique célèbre la démocratie” – présenté par Angélique Kidjo et qui réunissait Armada Bizerta, Badiaa Bouhrizi, Bendir Man, Youssou N’Dour, Keziah Jones, Pop Corn Stambali, DJ Cut Killer…
Je m’apprêtais à vous trouver plein de vidéos de l’événement, mais j’ai dû chercher comme un pied et sans connaître l’arabe : je n’ai trouvé (de potable et d’audible) que cette chanson de Badiaa Bouhrizi, que j’ai découverte à l’occasion.




15 novembre 2011