Nos (invrai)semblables

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Dire, ne pas dire. Montrer, ne pas montrer. Voir, ne pas voir…

Ce blougui oscille souvent entre dilemme et alternative. Outre le fait qu’il n’est pas possible de tout dire, tout montrer ou tout voir du monde en un unique billet quotidien, il m’arrive de ne pas savoir que dire, de ne pas oser montrer, de ne pas vouloir voir… Aussi.

Ainsi de la Syrie et de son cortège de nouvelles d’horreur qui affluent depuis bientôt 16 mois sur nos écrans mais peu sur celui d’abcdetc : manque d’images au début, de recul ensuite, de capacité d’analyse, de détachement, de manichéisme aussi.

Hier, en préparant ce billet, j’ai trouvé cette série de photographies, réalisée près d’Oncupinar, à la frontière entre la Turquie et la Syrie, dans un des camps de réfugiés qui ont poussé là depuis plusieurs mois. Celui-ci est désigné sous le nom de “Container-City”, ce qui n’a rien à voir avec le projet écolo homonyme de Londres, mais où la vie quand même, peu à peu, reprend pour les dizaines de milliers de Syriens en exil : 34 332 à la fin du mois dernier selon la “Direction de la gestion des catastrophes et des urgences de la Turquie”.

Des dizaines de milliers… Autant que les victimes de la torture dans les 27 centres de détention recensés par l’ONG Human Rights Watch qui, dans un rapport publié mardi, dénonce cet “archipel de la torture”.

Et parmi ces milliers, combien sont dans les deux groupes : torturés puis exilés ?

C’est pour leur redonner la parole et l’envie du chemin de la vie, que des équipes de Médecins sans frontières organisent un soutien psychothérapeutique, ainsi que le relate cet article que j’ai déniché en préparant ce billet. Il parle du Liban et non de la Turquie, mais la souffrance est la même.

Comme sont tellement semblables ces hommes qui se battent en Syrie ou ailleurs…

(photos : Osman Orsal)

A propos d’hommes semblables…

Il faisait la manche, mardi dernier quand nous sortions du cinéma*. Il m’a demandé une cigarette et s’est arrêté quelques instants vers nous pour papoter un peu, avant de repartir jouer de la guitare au coin de la rue. Avant de nous quitter, il nous a glissé le nom d’un guitariste norvégien qu’il admirait, mais que les passants ne savaient pas apprécier. J’ai retenu le nom au vol et j’espère que les lecteurs d’abcdetc apprécieront Thomas Dybdahl :

* Où nous avions vu la Part des anges, le dernier Ken Loach, qui fait plaisir à voir et à rire…