Le pipeline ou le cheval ?

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Voilà donc le billet folklorique retardé pour cause d’actualité turque et arménienne que j’ai pris la peine de (tenter de) décrypter hier.

Autre pays et autres victimes d’un génocide qui n’a pas plus été reconnu de manière pleine, franche et juste que celui de 1915.

Depuis mardi dernier, d’étranges visiteurs arpentent les rues de Washington, arborant fièrement leurs coiffes de plumes. Ou leurs Stenson. Indiens et cow-boys sont en effet réunis pour manifester leur opposition au projet Keystone XL : une extension de 1900 km de l’oléoduc originel de 3461 km, qui sillonne du Canada aux Etats-Unis pour mieux exploiter les sables bitumineux. Un projet soutenu par le Parti républicain, mais rejeté par les organisations environnementales et la CIA. A traduire ici par Cowboy and Indian Alliance.

Le président Obama quant à lui hésite. Après avoir suspendu une première fois le projet, son administration a annoncé récemment qu’elle suspendait … le processus de décision, jusqu’en 2015.

Malgré ce recul – temporaire – les organisateurs de la manifestation prévue de longue date n’ont pas annulé leur marche sur Washington. Ils sont venus, disent-ils, “pour nous assurer que le président voie nos visages et voie l’image des cowboys et des Indiens travaillant ensemble”, en espérant “que ces messages des communautés qui seront directement touchées resteront dans la tête du président, qu’il prenne sa décision aujourd’hui ou en 2015”.

Pour que le Président qui prend parfois son temps aie bien le temps de voir les visages, les manifestants ont projeté de rester jusqu’à dimanche sur le National Mail face au Capitol. Et pour se loger, ils ont naturellement dressé des tipis.

Au risque de délivrer au monde (et au Président étasunien?) un message bien négatif.

Sur l’air du “le nucléaire ou la bougie”, les défenseurs du progrès à tout prix risquent fort de clamer : “le pipeline ou le cheval… et le tipi”. Si ça fait rêver les enfants, ça risque d’angoisser leurs parents qui vont peut être même craindre pour leur scalp !

(photos : J. David Ake, Gabriella Demczuk, Pete Marovich, Chip Somodevilla, Gary Cameron, Alex Brandon, Nicholas Kamm, Manuel Balce Ceneta)

En cette période qui sent bon les vacances pour certains, quand on est dans les plumes autant y rester.

Bon, je sais, la transition est moyenne.

Avec sa Prayer Loop Song le rappeur Supaman, né dans une réserve du Montana, témoigne que le hip hop peut avoir d’autres racines qu’urbaines.