Sacrées vaches

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J’en avais à peine fini hier avec le pays des vaches sacrées, que je suis tombé sur de sacrées vaches. Ou plutôt de sacrés bœufs. Ou taureaux ?

Ma connaissance très limitée du chinois, et l’aide toute relative des traducteurs automatiques, ne m’a pas permis de déterminer si les bovins qui participaient ce dimanche au troisième concours international de bodypainting à Jiangcheng, dans la province chinoise du Yunnan, étaient castrés ou non. A mon avis, pour accepter de se faire ainsi décorer, les animaux doivent être plus dociles que les taureaux moins colorés d’autres arènes.

Je peux cependant vous dire qu’ils étaient 48 participants venus du Royaume-Uni, d’Italie, d’Allemagne, de Finlande, de Nouvelle-Zélande, du Vietnam, du Laos et bien sûr de Chine, et que le gagnant – ou plutôt son artiste-propriétaire – a empoché la somme de 100.000 yuans soit 11709,88 euros à l’heure où j’écris ces lignes.

Et alors que je m’apprêtais à ironiser sur la Chine qui sombre dans la décadence de pratiques occidentales en les amplifiant (voir ici ou nos concours de bodypainting humain), j’ai fini par extirper du galimatias de la traduction d’une galerie photos locale, l’origine de cet étrange concours. Selon la légende, un buffle attaqué jadis par un tigre, comme cela se produisait fréquemment dans la région, se débattit tant et si bien que son corps recouvert de boue et de sang effraya son agresseur qui fut finalement vaincu par le bovin. C’est donc la victoire du domestique sur le sauvage, du plus pacifique sur le plus agressif, qui est ainsi commémoré. Belle histoire, non ? A vous d’en adapter la morale et surtout de trouver l’accoutrement qui vous rendra impressionnant aux yeux de vos adversaires.

Pour ma part, je réfléchis à imprimer de nouveaux t-shirts.

Pendant que vous réfléchissez de votre côté, je vous livre cette autre réflexion qui n’a rien à voir, sauf avec la Chine : j’ai appris aussi hier que les Chinois s’attendaient à une baisse de la natalité l’an prochain, année de la chèvre, ce signe chinois étant réputé pour porter la poisse à ceux qui sont nés sous ses auspices.

Et en peignant la chèvre, est-ce qu’on peut conjurer le mauvais sort ?

(photos : Wong Campion, DR)

Je m’étais dit que je n’allais pas continuer à choisir la musique dans le pays dont parlent les images du jour et vlan, je tombe sur 숨[suːm].

Raté ! Cet ensemble musical n’est pas chinois, mais coréen. Et leur morceau publié sur youtube s’intitule Passing rain. En anglais, oui… Comme quoi, la Corée produit autre chose que du style gnangnan.

Du coup, ça m’a moi aussi réconcilié avec les psys (private joke…)