Statufié

Slide 1

J’ai failli laisser passer la journée sans y inscrire mes mots, sans y afficher d’image.

28 octobre 2014.

La date est au-dessus, je sais.

J’ai été tenté un moment de vous recopier le billet de l’année passée. Le même que l’année précédente et le même depuis 30 ans. Même si ce blougui est loin d’avoir 30 ans.

Et puis… Il faut avancer. Vivre. Même si les pas sont parfois plus difficiles à faire et la vie plus lourde à dérouler.

Ce n’est jamais grave comparé aux aventures humaines que racontent si souvent ces pages. Ce n’est que vague à l’âme. Et au temps. Et au corps. Tellement peu de choses. Et puis la vie est tellement futile. Même si c’est là, aussi, son sens, son importance, son essentiel.

Bref.

J’ai d’abord vu un enfant sur la photo de ce jour. Pirouettant insouciant près du penseur trop sérieux. Comme un symbole d’un paradis perdu, d’une légèreté à réapprivoiser, à redécouvrir, à remettre en lumière, recroquevillée sous trop de pesanteur, enfermée dans trop de lourdeur, pétrifiée dans une statue qui pourrait être celle du commandeur et qu’il faudrait dynamiter, par jeu, par défi, par absolue nécessité de respirer, de retrouver l’enfance d’avant même qu’elle se blesse et s’efface devant trop de sérieux…

Mais la légende me dit que c’est un homme. Insolent autant qu’insouciant, qui s’offre juste un saut, facile et gracieux, pour contraster avec trop de pensées.

Alors je garde la photo, la légende, la chinoiserie pékinoise, la provocation sans arrière-pensée sauf à l’arrière plan.

Et je me tais.

(photo : Andy Wong)

Il y avait de la lumière au début de la vidéo… Alors je suis entré.

A l’écoute, Awoulath Alougbin dite Ifé m’a évoqué Angélique Kidjo. A la lecture, j’ai vu que son producteur avait travaillé avec elle…

Bonne pioche. Alors je vous ai recopié la bio sur le site du prix découvertes RFI :

Awoulath Alougbin dite Ifé est originaire de Porto-Novo au Bénin. D’abord danseuse, cette chanteuse entame depuis quelques années une nouvelle carrière d’auteure, compositrice. Ifé développe un style qu’elle qualifie comme de l’afro-pop où se mêlent rythmes béninois, funk et jazz, l’ensemble étant chanté en yoruba, sa langue maternelle. Son premier album, Témi (“de moi” en yorouba), paru en décembre 2012, est réalisé par son compatriote Lionel Loueke, jazzman et guitariste de talent ayant travaillé avec de grandes artistes de la scène internationale comme Angélique Kidjo et Herbie Hancock.

Puis le code la vidéo d’Agbaleleman.

Et je suis allé me coucher…