Tolérance

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“La tolérance ? Il y a des maisons pour ça !” aurait dit – paraît-il – Paul Claudel ; et ne me demandez pas si c’était avant ou après avoir été touché par la foi derrière un pilier de la cathédrale Notre-Dame.

Bref.

Dans le fatras des religions de ce monde, de bonnes âmes me citent souvent en exemple le bouddhisme qui n’est pas une religion mais un état d’éveil à l’impermanence, blabla etc. (excusez moi si j’ai aussi mal retenu ce catéchisme que la biographie de Paul Claudel…)

Aussi ai-je douté une fois de plus vendredi dernier en voyant ces braves moines birmans manifester bruyamment contre la visite dans leur pays de la rapporteur de l’ONU, Yanghee Lee, venue enquêter notamment auprès des Rohingyas, minorité musulmane considérée comme l’une des plus opprimées de la planète.

Mais je n’ai sans doute pas tout bien compris. Je n’accepte pas ces gens car ils sont dangereux pour notre pays, pas parce que je veux qu’ils souffrent”, a obligeamment expliqué à l’afp l’un des manifestants, le moine bouddhiste nationaliste Wirathu, afin de mieux me faire saisir la nuance.

Depuis 2012, les violences contre les Rohingyas auraient provoqué 250 morts et le déplacement de dizaines de milliers de personnes. Ce qui relativise la volonté de ne pas faire souffrir et ternit en même temps la réputation pacifique des bouddhistes.

Mais à l’époque où le fondamentalisme islamique cause les ravages que l’on sait, la souffrance d’une minorité musulmane est peut être tout aussi relative…

Je m’en vais méditer là-dessus… Mais sans référence à l’impermanence ou à l’éveil, si vous voulez bien ne pas m’en vouloir.

(Photos : Soe Zeya, Khin Maung Win, Soe Than Win, DR)

Je vous parlerai peut être un autre jour de la tolérance de l’hindouisme à une époque où l’Inde a succombé aux charmes de l’ultranationalisme religieux.

Bref.

Kiran Ahluwalia revendique l’amour comme pivot de sa musique, “dans toutes ses nuances, du désir ardent à l’amour divin de la spiritualité soufie”.