Revenons à nos moutons

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Il y a tant d’images de désastre, de violence et de haine qui nous viennent ce cette “terre promise” disputée entre Israël et Palestine, qu’en voyant ces vols d’étourneaux photographiés la semaine passée au-dessus de Rahat, dans le sud du pays, j’ai eu comme une bouffée de sourire. Que je partage volontiers avec vous en ce début de semaine.

De plus, j’ai appris au passage que ces chorégraphies de nuages, auxquelles participent parfois plusieurs milliers d’oiseaux, sont désignées en anglais sous le terme de “mumuration”. Terme ô combien apaisant et évocateur, dans une région où l’on entend plus souvent des grondements, des éclats de colère ou d’explosion, des cris de haine ou de stupeur.

Je profite de ce nouveau passage ornithologique (après ceux du 15 et 31 janvier) pour redire (une dernière fois?) que je n’ai pas tué cet oiseau, qui est jadis passé “entre” et non pas “sous” les roues de ma voiture, sur la route de la chapelle de Ronchamp.

Et pour changer des oiseaux mais pas de pays, j’ai ajouté aux oiseaux une image de moutons gardés par leurs bergers palestiniens sur une colline entre Jéricho et Jérusalem.

D’où le titre du jour. Habile transition vers l’actualité qui reviendra demain dans ces colonnes.

(photos : Menahem Kahana, Abir Sultan, Ammar Awad)

Comme j’imagine que vous aimerez ces murmurations israélo-paesltiniennes autant que moi, je vous en ai déniché une vidéo :

Mais comme je ne voulais pas vous priver de musique, je vous ai aussi déniché une chanson du collectif Heartbeat qui réunit de jeunes musiciens israéliens et palestiniens autour du même amour de la musique… La chanson s’intitule Bukra Fi Mishmish, qui vient d’une expression arabe qui signifie “Demain ne vient jamais”. Qu’on pourrait traduire en français par “Quand les poules auront des dents” et en anglais par “Quand les cochons voleront”. En murmurant ?