Eau secours !

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L’annonce de la présence d’eau sur Mars est venue lundi apporter comme un souffle de fraîcheur dans une actualité mondiale fort peu réconfortante.

Ça nous fait de bien belles images à regarder et quelques fantasmes à caresser, comme celui d’aller faire un tour un jour là haut voire, pourquoi pas, d’envisager une migration le jour où l’ici-bas deviendra vraiment trop invivable.

En attendant de savoir si la planète rouge pourra également nous fournir en pétrole, terres rares et autres connexion Internet, et quels seront les rares candidats retenus pour le grand voyage, une autre migration fait beaucoup moins de bruit. Et pourtant…

Pour cause de sécheresse endémique en Californie, plusieurs apiculteurs envisagent de déménager leurs ruches. Pas encore jusque sur la planète rouge, mais dans d’autres états plus hospitaliers, comme le Montana ou le Dakota du Nord, où les essaims pourront retrouver de quoi se nourrir et produire de nouveau du miel sans qu’il soit besoin de les nourrir artificiellement.

Je sais, c’est terre à terre et ça douche un peu les enthousiasmes de la découverte d’eau – salée – à 225.300.000 km au dessus de nos têtes. Mais, même si Einstein n’a jamais dit : “Si l’abeille disparaissait du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre…”, et même si la recherche sur les amandiers autofertiles avance aussi vite que l’exploration de mars, j’ai toujours le pressentiment qu’il sera inhumain de vivre dans un monde d’où nous aurons chassé les autres espèces vivantes.

Et qu’il sera bien triste d’aller se réfugier, seuls, sur Mars.

(photos : Win McNamee, Nasa, Eric Tourneret)

À cause de l’influence de certains de mes collègues journalistes, j’aurais pu vous proposer d’écouter Life on Mars ? de David Bowie.

Par association d’idées à partir des abeilles migrant au Montana (et par préférence personnelle), j’ai hésité à passer (Moving to) Montana par Frank Zappa.

Mais, alors que j’hésitais à trancher, j’ai entendu parler de la grève des quotas que menaient nos “chères” radios privées nationales au nom de la liberté des auditeurs d’écouter ce qu’ils veulent.

Ça m’a rappelé la fameuse manif de la nouvelle radio des jeunes mobilisant 200.000 auditeurs pour la “liberté” en décembre 1984.

Sans vouloir entrer dans la polémique, je n’ai pas vraiment l’impression, quand je subis certaines ondes dans les centres commerciaux qu’il m’arrive de traverser, de vraiment écouter “ce que je veux”. Et je continue de préférer les musiques du monde au pluriel à une playlist calibrée et si peu mondialisée.

Mais comme j’ai bien conscience de ne pas trop respecter moi même un quota de 40% de chanson francophone sur ce blougui (et pour aider les programmateurs à se diversifier) j’ai le plaisir d’inviter la Bisontine Maggy Bolle pour un véritable tour de chant que vous pourrez écouter d’un seul coup ou par petites touches.

Sinon, Maggy Bolle passe dans la grande ville à côté de chez moi vendredi soir… Avis aux amateurs !