Les enfants du mur

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Vous le savez peut être : j’aime les coïncidences…

En cherchant en début de semaine une photographie d’enfant afghan pour illustrer l’article Tucson-Kaboul, j’ai croisé cette série d’enfants photographiés à Marjah, le 11 avril 2010.

Kasim, 12 ans, Shahesta Gul, 11 ans, Abdul Salam, 11 ans, Manaan, 11 ans, Agha Gul, 10 ans, Raheem, 10 ans, Matool, 10 ans, Malak Mohamad, 10 ans, Sataar, 10 ans, Manaan, 9 ans, Mohamad Bayan, 8 ans, Abdu Rahman, 7 ans, Sataar, 7 ans, Shaista Khan, 4 ans, et son frère Barangai, 6 ans, Gafaar, 4 ans et  Agha Gul, 4 ans, participent (avec une quarantaine d’autres) au Commander’s Emergency Program Response (Programme d’intervention d’urgence du commandant) mis en place dans leur village par les marines après leur offensive pour déloger les talibans. Ils sont payés 1000 afghanis (5€) par semaine (4 jours de travail de 8 heures) pour brûler les déchets ou réparer les murs.

À Marjah, il n’y a pas d’école depuis le début des années 1980…

Et la coïncidence ?

J’ai appris, en préparant cette série dominicale particulière, que Mauricio Lima, le photographe brésilien de 35 ans qui a réalisé ce reportage, a reçu le “Prix annuel du photographe d’agence” décerné par Time, qui présente ici “une petite sélection [de son] remarquable travail”. Une juste récompense pour celui qui a déclaré en recevant son prix : “L’important pour moi est la recherche de la sensibilité humaine”.

J’ai hésité, pour ce supplément dimanche, entre le contraste et l’harmonie.

Après avoir vérifié si Blu n’avait pas commis de nouvelle animation, en barbouillant les murs de Buenos Aires, depuis Big Bang Big Boom, j’ai choisi la continuité.

Division, de James Pavitt, a la fragilité d’un film d’étudiant, avec une animation en 3D maladroite et un scénario élémentaire.  Mais j’ai été touché par la petite musique qui accompagne une histoire universelle (j’ai moi même écrit jadis une pièce de théâtre sur un thème semblable…) Je n’ai pas trouvé de version sous-titrée, mais les dialogues y sont rares et faciles à comprendre. Et pour aider les moins bilingues d’entre vous, je vous donne la traduction de l’exergue :

“Relique de guerres dont personne ne se rappelle, le grand mur de la division reste un puissant souvenir d’une ancienne trêve, jamais rompue depuis des générations, ni questionnée, de peur de représailles sanglantes.”