Inimaginable

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“Une tragédie humaine inimaginable”. Ce sont les mots de Melissa Fleming, une porte-parole du Haut Commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR), pour décrire la situation humanitaire en Somalie qui éclabousse les pays voisins.

Déjà plongé dans le chaos par une guerre de 20 ans, le pays subit maintenant la pire sécheresse que la région ait connue depuis 60 ans, accélérant l’exode des populations vers les villes du pays ou vers le Kenya ou l’Ethiopie. Depuis le début de l’année, 135.000 personnes ont ainsi émigré. 54.000 depuis le début du mois de juin.

On estime qu’un quart de la population somalienne de 7,5 millions de personnes est soit déplacé, soit réfugié à l’extérieur du pays.

Mardi, 197 migrants fuyant la région pour l’Arabie saoudite, sont morts noyés après un incendie sur le bateau qui les transportait.

J’imaginais que ces images et ces récits appartenaient au siècle passé.

L’humanité est tragiquement inimaginable.

(photos Farah Abdi Warsameh, Mohamed Sheikh Nor, Sayyid Azim, Roberto Sshmidt)

Et après ça, on met quoi comme musique.

Pendant que j’écrivais ce billet et que j’en préparais les photos, j’ai reçu un mail d’un de mes disquaires en ligne qui me parlait de The Middle East, un collectif australien de 7 membres, qui sort le 12 juillet son premier album : I Want That You Are Always Happy.

Je suis allé écouter un peu ce qu’il en était sur la page myspace du groupe. Le premier morceau s’intitule… Hunger Song.

Je n’en ai pas trouvé de vidéo acceptable, aussi je vous propose un morceau un peu plus ancien : Blood.