Ici on noie encore la mémoire

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J’avais imaginé vous proposer aujourd’hui un tour du monde des manifestations d’indignés de samedi.

Mais 82 pays à explorer en ce dimanche, ça faisait beaucoup.

Et puis, l’actualité du jour, c’est aussi le 50e anniversaire du 17 octobre 1961.

D’une manifestation à Paris de milliers d’Algériens, pacifistes et désarmés, et de sa répression par la police française.

De dizaines de cadavres jetés à la Seine et des milliers d’arrestation, la plus grande rafle depuis l’occupation.

Et de la mémoire noyée.

En 1961, le bilan officiel de l’opération est de 3 morts et 64 blessés. En 2001, la France n’a toujours pas reconnu ce massacre (voir ici l’appel de Mediapart).

Comment construire un avenir, quand on renie encore le passé ?

Comment comprendre le monde d’aujourd’hui, quand on se refuse encore à la “repentance” ?

Qu’est ce qu’une société, un pays, une humanité sans mémoire ?

Le film de Yasmina Adi, Ici on noie les Algériens, sort mercredi. Vous pouvez aussi voir ici, toujours sur le site de Mediapart, le documentaire réalisé en 1991 par Agnès Denis et Mehdi Lallaoui, Le Silence du fleuve.

(photos Elie Kagan, Jean Texier, Nina Bernfeld, DR)

Un petit bijou pour le contraste musical et pour commencer la semaine en douceur, quand même.

J’ai découvert Ibrahim Maalouf, grâce à une lectrice de ce blougui qui m’a conseillé la lecture d’un article de (l’excellent) Causette.

Ce fils de musicien libanais, inventeur d’une trompette permettant d’accéder à des sonorités arabes, a un souffle  d’une douceur et d’une persuasion qui m’ont évoqué… Miles Davis. Et le final de ce Beirut, extrait de son dernier album Diagnostic, n’ont fait que renforcer l’évocation.

J’espère que vous aimerez aussi…