Femmes sans réconfort

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Le Premier ministre japonais Yoshihiko Noda a commencé hier une visite en Corée du Sud destinée à détendre les relations entre les deux pays.

En plus de propositions pour un pacte de libre-échange et un plan de relance des pourparlers sur le programme nucléaire nord-coréen, le Premier ministre japonais, qui a pris ses fonctions fin août, a apporté 5 livres qu’il doit remettre au président coréen Lee Myung-Bak aujourd’hui.

Outre qu’il reste encore au Japon plusieurs centaines de volumes des archives royales coréennes subtilisés durant l’occupation japonaise de 1910-1945, plusieurs sujets douloureux demeurent également de cette période.

Des dizaines de militants ont manifesté mardi devant l’ambassade japonaise à Séoul, exigeant de Tokyo de véritables excuses pour les atrocités commises pendant l’ère coloniale.

Parmi les “travailleurs” forcés de travailler pour les occupants japonaises durant toutes ces années, les Comfort Women (Femmes de réconfort) tentent de faire entendre leur voix depuis des décennies, sans succès.

Ce mercredi midi, comme chaque mercredi depuis 1992, elles seront une poignée (elles ne sont plus que 70 et la plus jeune a 83 ans…) à manifester devant l’ambassade du Japon à Séoul pour réclamer des excuses et un dédommagement, pour l’esclavage sexuel qu’elles ont subi pendant 15 ans (1930-1945) de la part de l’armée niponne.

Leur millième rassemblement est prévu pour le 14 décembre…

La femme comme champ de bataille ! Un odieux classique de l’histoire humaine.

(photos Jo Yong-Hak, Jung Yeon-Je, Lee Jae-Won, Lee Jin-man, Truth Leem, Ahn Young-joon)

Il fallait bien encore une voix de femme pour accompagner ce billet.

Celle de Srey Tey, la chanteuse du Cambodian Space Project est parfaite à plus d’un titre.

D’abord, parce qu’elle est superbe.

Ensuite, parce que le groupe cambodgien (comme son nom l’indique) vient de sortir son premier album, A Space Odyssey.

Enfin, parce que Srey Tey vient d’être désignée par l’ONU comme “ambassadrice de bonne volonté” pour la campagne UNITE (TOUS UNIS) : Tous unis pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes !

Ah oui. Et aussi parce que la reprise va vous plaire.