On n’arrête pas le progrès ?

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Près de 4000 familles vivaient à l’origine sur les bords du lac Boeung Kak, dans le centre de la capitale cambodgienne, Phnom Penh. Elles sont aujourd’hui moins de 800.

Il y a 4 ans, la municipalité de Phnom Penh a accordé un bail de 99 ans sur la zone qu’ils habitent à la société Shukaku Inc. qui projette d’y construire (avec l’appui de sociétés chinoises) un quartier résidentiel et commercial de luxe. Depuis, les expropriations sans réelle compensation financière se sont multipliées, ainsi que les propositions de relogement à plus de 20 kilomètres. Quand ce ne sont pas les les intimidations ou les menaces…

Et quand tout cela ne suffit pas, les autorités font appel aux bulldozers, comme le 16 septembre dernier, où 8 habitations et entreprises ont été démolies sans préavis par deux pelleteuses escortées par une centaine de policiers antiémeutes et d’agents de sécurité armés.

Lundi, les habitants de Boeung Kak sont allés manifester devant l’hôtel de ville de Phnom Penh. Les policiers étaient encore là. Quatre femmes ont été blessées dans les affrontements et 4 autres arrêtées.

Il est aussi difficile d’arrêter un policier en armes qu’une pelleteuse. Les habitants de Boeung Kak espèrent pourtant encore … arrêter le progrès.

(photos Save Boeung Kak, Samrang Pring)

Flávia Coêlho, native de Rio vivant depuis 6 ans à Paris, présente son premier disque comme un “carnet de voyages”. Et c’est vrai qu’avec ce Bossa Muffin elle nous emmène de son pays natal en Jamaïque, et ailleurs au soleil… et dans les coquelicots.

Elle joue ce soir au Divan du Monde, mais c’est complet. Alors, pour vous consoler, je l’ai invitée ici.