Comme un lundi

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Mohammed Ashraf ne va pas à l’école.

Du lever du jour au lever de la lune, il coupe, découpe, perfore, monte et coud les ballons de foot qui sortent du village pakistanais d’Umarkot et roulent vers les stades du monde entier.

Mohammed a 11 ans. Il fait ce travail depuis qu’il en a 5.

S’il savait lire, et s’il savait lire l’anglais, il comprendrait ce qui est écrit sur les étiquettes qu’il appose sur chacune de ses œuvres : “Ce ballon n’a pas été fabriqué par des enfants.”

Extrait de Les Voix du temps, d’Eduardo Galeano (texte reproduit dans Le Monde diplomatique de décembre)

Depuis l’écriture de ce texte, les entreprises de Sialkot au Pakistan, où sont cousus près des trois quarts des ballons de foot de la planète, ont remplacé les enfants par des hommes dans leurs ateliers.

Mais il existe d’autres ateliers où la main d’œuvre est restée la même, comme au Bangladesh voisin, et les enfants pakistanais ne vont pas tous apprendre à lire à l’école.

«Les acheteurs occidentaux ont peut-être la conscience tranquille, mais les enfants de Sialkot se font désormais exploiter dans la production de briques», écrit le Spiegel cité par Slate.

(photos : Hasnain Kazim, Pavel Rahman, Muhammed Muheisen)

Ça fait bien trois mois que je ballade les percussions des Indredible Kids (et du DJ Anjali) entre mes ordinateurs et ma clef usb, sans parvenir à vous dénicher de vidéo correspondante.

Comme aujourd’hui ça parle d’enfants, je vous passe la musique sans image. Désolé…