Le vrai coût du travail

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Lundi 6 février, une usine qui fabriquait des vaccins pour animaux s’est effondrée à Lahore, dans l’est du Pakistan. Plus de 200 sauveteurs ont travaillé pendant 4 jours pour extraire les victimes des décombres. Le bilan final s’élève à 24 morts, dont plusieurs enfants !

L’explosion de réservoirs de gaz serait à l’origine de la catastrophe qui a détruit cette usine installée clandestinement depuis 25 ans dans un quartier résidentiel par des propriétaires qui ont pris la fuite au moment de l’accident.

Il reste des centaines d’ateliers clandestins de ce type à Lahore, dans tout le Pakistan et dans le monde entier, où travaillent encore des millions de personnes, en toute illégalité…

Pourquoi je vous raconte ça plus de trois semaines après le drame ?

Parce qu’hier, le premier titre de la newsletter du Monde (journal de “référence”) m’a sauté en plein visage et rappelé ces images que j’avais vues au début du mois.

Le droit du travail est-il un frein à la compétitivité ?

C’était également le titre de une du supplément Économie du jour.

Le cynisme tue moins facilement que les atteintes au droit du travail. C’est pourquoi les journalistes peuvent continuer impunément leur travail de propagande pour dénoncer les freins à la compétitivité et le coût du travail.

(photos : Rahat Dar, Arif Ali, K.M. Chaudary, Mohsin Raza)

Pour compléter un billet qui évoque en filigrane l’esclavage réinventé des temps modernes, un clip qui commence par une citation d’Aimé Césaire, ça tombe bien.

C’est ce que nous propose Baron Black avec Mi Yo, extrait de son premier album, Tradisyon Mwen, où le rasta foyalais témoigne qu’il n’y pas que du zouk dans nos Antilles !