Justice

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Geir Haarde comparaît depuis lundi dernier devant la Landsdomur, cour habilitée à juger ministres ou ex-ministres, qui n’avait jamais siégé depuis sa création en 1905. L’ancien chef du gouvernement islandais, de 2006 à début 2009, risque jusqu’à deux ans de prison pour avoir fait preuve d’une «grave négligence» lors de la crise bancaire qui a mis son pays au bord de la faillite en 2008.

On se souvient peut être que la situation d’endettement des banques locales, à hauteur de 10 fois le PIB national, avait explosé suite à la crise des subprimes, entraînant une crise économique spectaculaire : récession, hausse du chômage, dévaluation de la monnaie. L’Islande avait du solliciter l’aide du FMI pour un prêt de 1,54 milliards d’euros.

Aujourd’hui, l’économie repart et la démocratie aussi, avec une nouvelle constitution qui devrait entrer prochainement en vigueur, mais Geir Haarde n’est pas dispensé de rendre des comptes pour sa gestion politique de la crise.

“Je rejette toutes les accusations, et je crois qu’elles sont sans fondement”, a déclaré Geir Haarde, déplorant également le fait d’être le seul des quatre hommes politiques islandais dont un rapport d’experts avait pointé en 2010 la responsabilité dans la débâcle économique à être poursuivi.

“Il y a eu un effondrement des banques sur toute la planète. Pourquoi n’y a-t-il pas d’autre dirigeant politique devant une cour semblable?”, a-t-il finement fait remarquer.

Excellente question.

Mais dans les démocraties occidentales où TOUS les dirigeants ont fait preuve de leur incapacité à gérer la crise financière et de leur impuissance face aux marchés, on préfère parler de “verdict des urnes” plutôt que de se risquer à un engorgement des tribunaux d’exception…

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Pour compléter les quelques photos sans grand intérêt de Geir Haarde et son épouse Inga Jona Thordardottir (et mettre une belle image dans la mosaïque d’acueil), je vous ai trouvée un beau cliché d’aurore boréale pendant une éruption du Fimmvvrpuhals…

(Photos :Halldor Kolbeins, Kristinn Ingvarsson, James Appleton)


Dans son 17e album, Wrecking Ball, Bruce Springsteen s’en prend lui aussi aux fauteurs de crise, banquiers et autres qui ruinent les peuples et détruisent les sociétés qui les font vivre !

Constat amer d’un rêve américain à la dérive mais délivré avec toujours une belle énergie…

Et pour les fans du boss aussi bien que d’abcdetc, je suis allé cueillir le lecteur sur le site de Springsteen pour vous offrir l’album en écoute intégrale (jusqu’à ce que Sony décide que ça suffit comme ça…)