Justice

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Luca Tecu, Mario Acoj Morales, Santos Rosales Garcia, Julian Acoj Morales, et Eucebio Grave Galiano ont battu mardi le record de condamnation détenu depuis seulement une semaine par Pedro Pimentel.

Ces 5 anciens militaires et paramilitaires guatémaltèques comparaissaient pour le massacre de 256 Indiens de l’ethnie Achi dans le village de Plan de Sánchez, département du Baja Verapaz, le 18 juillet 1982.

Vingt ans après les faits, chacun des accusés a été condamné à 30 ans de prison par meurtre commis plus 30 ans pour crimes contre l’humanité, soit un total de 7710 années (contre 6060 ans pour Pedro Pimentel). La loi guatélmaltèque limitant les peines d’emprisonnement à 50 ans, ils n’iront pas au bout de leur record.

En plus de la peine de prison, le tribunal a ordonné aux ministères de l’Éducation et de la Culture de réaliser un film en hommage à la mémoire des victimes.

A l’annonce du verdict, les survivants avaient retrouvé le sourire, comme Benjamin Manuel Geronimo, photographié ici embrassant l’une des autres personnes de l’assistance. “Ce jugement est important pour que les gens se rendent compte qu’il n’est pas possible de commettre un crime sans que justice soit faite”, a déclaré ce rare témoin survivant qui a vu massacrer et violer sa mère et plusieurs de ses sœurs et qui est aujourd’hui président de l’association Justicia y Reconciliación (Justice et Réconciliation).

Plus de 250.000 Guatémaltèques ont été tués pendant les guerre civile entre 1960 et 1996 et des milliers d’autres ont disparu.

(photos : Johan Ordonez, William Gularte)

La jeune musicienne Lianne La Havas est grecque par son père, jamaïcaine par sa mère et anglaise de naissance. Une citoyenne du monde à l’aise sur ce blougui, qui vient de commettre son premier album, Is Your Love Big Enough.

C’est un peu par hasard mais j’en profite pour rendre un hommage aux disparus guatémaltèques, à travers cette belle chanson Lost an Found.