Plus haut, plus vite, trop fort

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Il y a des jours où l’actualité se télescope, sur abcdetc aussi.

Mardi, à New Delhi quelques dizaines d’Indiens ont manifesté devant le siège du CIO (Comité international olympique). Survivants de Bhopal, à la mémoire aussi à vif que ne le furent leurs chairs après la catastrophe industrielle la plus mortelle de l’histoire, ils s’insurgent contre la présence de Dow Chemical parmi les sponsors des Jeux olympiques de Londres. L’entreprise qui a racheté Union Carbide se rachète maintenant une image propre en versant £64 millions (78 millions d’euros) de sponsoring, plus £7 millions (8,5 millions d’euros) pour l’enveloppement du stade olympique. C’est peu comparés aux 470 millions de dollars (358 millions d’euros) d’indemnisation aux victimes. C’est toujours trop pour ceux qui aimeraient un peu de décence et réclament de leur gouvernement qu’il décide le boycott des JO de Londres.

Ce qui rendrait David Cameron désespérément triste (desperately sad) si cela devait se produire.

Dans la série des menaces de boycott, en cherchant les photos et les informations du jour, j’ai appris par la BBC que le site officiel des JO (london2012.com) était bloqué pour les internautes iraniens qui se retrouvent sur un site d’informations locales (d’où la copie d’écran que je vous ai insérée). L’Iran s’insurge depuis plus d’un an et sa présentation officielle du fait que le logo des JO (copie également ci-dessus) puisse être interprété comme le mot “zion” et constituer une propagande sioniste !

Ces deux menaces figurent parmi la dizaine de raisons de boycotter les JO de Londres qu’énumère le site boycottlondonolympics.com

Je ne vous ai pas trouvé (ni cherché) d’images pour chacun des motifs, mais deux ont retenu mon attention.

Le coût exorbitant allait bien avec la série d’images que j’avais croisée dans la semaine en provenance de Chine, où des équipements à l’abandon menacent ruine 4 ans seulement après les jeux. Sans parler de la Grèce dont on saura peut être un jour à quel point l’organisation des JO en 2004 a aggravé sa situation financière.

La guerre en Afghanistan que poursuit toujours l’armée anglaise aux côtés de ses alliés. Il y a une éternité, avant la chute du communisme, les JO de Moscou furent allègrement boycottés par ces mêmes pays dont les soldats occupent aujourd’hui le même territoire. Les temps changent si vite ?

En 2008, Yves Cochet pensait que les jeux olympiques de Londres n’auraient pas lieu pour cause de pétro-apocalypse en marche.

Le baril de brut est peut être redescendu dans la zone des 100 $ (contre près de 160 $ il y a quatre ans), mais le cours de la morale est lui aussi à la baisse.

(photos : Parivartan Sharma, Manish Swarup, Sajjad Hussain, David Gray, Shamil Zhumatov)

Si tout continue comme si de rien n’était, j’ignore jusqu’où nous pourrons aller, mais ce devrait être au Brésil qu’iront en 2016 s’affronter les sportifs du monde, s’exhiber les entreprises en quête d’image et de respectabilité et s’exacerber les nationalismes.

Bref.

Caravana Sereia Bloom, le troisième album de la Brésilienne Maria do Céu Whitaker Poças, plus connue sous le simple nom de Céu, arrive jusqu’à nous en ce début de printemps. Et j’ai plaisir à en partager la saveur avec vous