Ceux qui souffrent

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Ils s’appellent Omar Lamine, Fatime Abakar, Moussa Ali, Kaltouma Abdoulaye, Hawa Abdullah, Zara Mahamat, Brahim Abba, Nezile Moussa, Ali Saleh, Halime Ali…

Ils sont quelques uns des enfants menacés de mourir de faim, dans le camp de Mao au Tchad, ainsi que dans tous les pays de la zone du Sahel : Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, régions nord du Cameroun, du Nigeria et du Sénégal, où plus de 10 millions de personnes, dont 1 million d’enfants, sont en situation “d’insécurité alimentaire”, selon les chiffres du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) qui espère pouvoir leur venir en aide.

L’Unicef a lancé début février un appel aux dons de 90 millions d’euros pour faire face à cette crise. A ce jour, moins du tiers de cette somme (28,3 millions d’euros) a été reçu.

“J’ai entendu leur souffrance”, a déclaré hier Nicolas Sarkozy.

Mais il parlait des 6 421 773 racistes, fascistes, individualistes, nationalistes qui polluent la France en répondant présent à l’appel à la haine. Pas d’Omar, Fatime, Moussa ou Kaltouma, qui n’arriveront peut être même pas à l’âge où ils serviront d’épouvantails à ces ennemis du genre humain qui hurlent à l’assistanat dès qu’il s’agit de solidarité…

(photos Ben Curtis)

Depuis dimanche soir, au lieu de dénoncer les idées nauséabondes de l’extrême droite, les sbires sarkozystes ont ressorti le chiffon rouge du communisme. Vieilles recettes éprouvées.

Bref.

Roberto Fonseca est cubain. Un pays sous blocus depuis 50 ans qui exporte cependant de biens belles musiques. En témoigne le dernier album du pianiste, Yo.