Pour 100 briques…

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Monsieur le Président

Vous vous apprêtez à célébrer aujourd’hui le vrai travail et les vrais travailleurs. Je sais que vous avez nié avoir employé cette expression, mais la mémoire n’est pas toujours aussi volatile que vous le souhaiteriez.

Votre mémoire des vrais travailleurs et l’image que vous en avez sont peut être faussés par la vision fugitive que vous en avez lors de visites express d’usines ou de chantiers, où les ouvriers sont triés avant votre passage, s’ils ne sont pas tout bonnement remplacés par des figurants acquis à votre cause.

Aussi, je vous ai trouvé, pour une série comme un dimanche en ce jour férié, quelques vrais travailleurs.

Ils s’appellent Iqra ou Amin (13 ans), Abdulghaffar, Shaima ou Taza (12 ans), Imran ou Abdullah (10 ans), Shamila (9 ans), Izra (8 ans), Shaheen, Khalidah et Sajjad (7 ans), Robeena (6 ans), Naginah (5 ans)… entre autres. Ils vivent et travaillent au Pakistan, en Afghanistan, au Bangladesh, en Inde ou en Irak, et aujourd’hui encore ils ne seront pas à la fête.

En cherchant  les images de ce blougui quotidien, j’ai croisé si souvent, dans les fabriques de briques (quelle jolie rime !), ces enfants qui façonnent la terre comme les nôtres qui jouent avec le sable pour en faire des pâtés. Quand je dis les nôtres, je sais que le vôtre a d’autres jeux…

Bref.

Monsieur le président pour encore quelques jours, que savez-vous du travail, vous qui en aviez fait un slogan aussi mensonger que tant de vos promesses ? Que savez-vous des travailleurs, vous qui avez tant fait pour leurs exploiteurs dont vous avez été le président docile ?

Vous qui aimez tellement stigmatiser les assistés de la France d’en bas, oublieux volontaire de la solidarité qu’implique notre devise nationale, plutôt que les assistés de la France d’en haut.

Vous qui avez créé le bouclier fiscal pour préserver les profiteurs et avez détruit le bouclier social censé protéger les plus faibles.

Vous qui n’avez eu de cesse de détruire consciencieusement les acquis du programme national de la résistance, pour la plus grande joie de vos amis patrons.

Vous qui avez orchestré le recul des acquis sociaux au nom du pragmatisme.

Vous qui refusiez les coups de pouce à un smic avec lequel vous seriez incapable de survivre et qui avez laissé geler les salaires des fonctionnaires, trop nombreux à votre goût.

Vous qui faites semblant d’attaquer la finance et avez laissé s’accroître la part des revenus du capital dans la valeur ajoutée de notre pays.

Vous qui avez osé priver les travailleurs du droit à une retraite en bonne santé.

J’en passe. Je suis prêt de vomir.

Monsieur le président, je me réjouis de votre départ prochain, vers d’autres activités lucratives et moins nuisibles, vers une place dans l’histoire à la mesure de votre bassesse et vers, je l’espère, quelques démêlés avec la justice.

Vous avez de la chance, Monsieur le Président, que les travaux forcés n’existent plus par chez nous : vous auriez peut être été “forcé” de découvrir ce qu’est le vrai travail !

PS : Monsieur le candidat de “gauche”, je n’oublie pas non plus que vous étiez à nos côtés pour défendre la retraite à 60 ans, dont je n’ai pas trouvé trace du rétablissement dans votre programme, que vous avez défendu un traité européen rédigé pour la défense de l’argent au détriment de la santé et des droits des travailleurs. que vous êtes prêts à reculer sur le droit du travail pour privilégier les accords d’entreprise, que vos gesticulations sur la renégociation d’un traité européen qui enferme les pays dans la rigueur ne sont que du vent que vos acolytes européens sont déjà prêts à vous aider à souffler, que vous n’êtes que le candidat par défaut d’un parti orphelin de son candidat naturel, rattrapé par des affaires de cul, mais dont je n’oublie pas qu’il était aussi le chien de garde d’une morale économique abjecte…

J’en passe aussi. Après tout, je ne suis pas censé travailler aujourd’hui.

Ça va être dur, cette fois-ci encore, de voter à droite pour barrer la route à l’extrême droite !

PPS: Bonne journée à Iqra, Amin, Abdulghaffar, Shaima, Taza, Imran, Abdullah, Shamila, Izra, Shaheen, Khalidah, Sajjad, Robeena, Naginah…et aux  autres.

(photos : Muhammed Muheisen, Fayyaz Hussain, Danish Siddiqui, Rahmat Gul, Nathalie Bardou, Majid Saeedi, Shah Marai, Thaier al-Sudani, Hoshang Hashimi, GMB Akash)

Un jour de congés en semaine, c’est un peu comme un samedi non ?

Après un presque supplément dimanche, je vous ai donc concocté une mini mosaïque nostalgique.

Je ne suis pas sûr que le président du travail qui ne sait rien du travail sache davantage qu’avant d’être animateur de divers concerts diverses bonnes causes, Bob Geldof était le chanteur des Boomtown Rats.

Mais je m’écrase, parce qu’avec mon anglais rudimentaire et mes efforts de traduction paresseux, j’ai longtemps cru que la chanson I don’t like mondays était un ode aux travailleurs qui n’ont pas envie de retourner bosser. Alors que maintenant je sais, grâce à wikipedia, que cette chanson est inspirée de l’histoire de Brenda Ann Spencer, adolescente californienne de 16 ans qui, après avoir descendu deux adultes et blessé 8 enfants plus un policier, expliqua son geste en disant : “Je n’aime pas les lundis”.

Bref.

Je vous en propose 4 versions, par :

  1. Les Boomtown Rats.
  2. Tori Amos
  3. Joe Stone
  4. Taavi Peterson

Plus un petit bonus, sans vidéo mais qui vaut de tendre l’oreille, par Marcela Mangabeira :