Des milliards pour les banques = plus rien pour les gens !

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“Sauvons les gens, expulsons les banquiers”.

Les manifestants espagnols ont eu beau brandir leurs pancartes, les expulsions continuent, au rythme d’une quarantaine par jour à Madrid et 200 dans tout le pays. Comme pour Maria Benitez, qui a obtenu un sursis ainsi que le raconte cet article du Monde ou Jorge et Patricia Cordero, émigrés équatoriens à Oviedo dans le nord de l’Espagne, qui ont eu moins de chance et ont été expulsés sans ménagement mercredi dernier, malgré une fois encore la présence des militants associatifs…

Depuis le début de la crise, 150.000 personnes ont ainsi été expulsées de chez elles, et 300.000 autres attendent la venue de l’huissier.

L’Espagne réclame encore 62 milliards pour aider ses banques en difficultés et je me lasse de compter les milliards déjà engloutis dans les multiples “sauvetages” de la finance européenne. A l’heure où j’écris ce billet les dirigeants de notre continent entamait leur 19ème sommet… “de la dernière chance”.

Air connu. Avec juste cette fois un petit couplet supplémentaire sur la croissance, qui sonne bien faux…

Pour compenser tout cet argent englouti dans le renflouement des conneries financières et spéculatives, les plans de rigueur se succèdent presque aussi vite que les plans de sauvetage, et après les promesses électorales du Changement maintenant, seule a changé la tête des “responsables” qui vont les appliquer par chez nous. Avec soudain beaucoup moins d’argent quand il s’agit d’investir dans les services publics : santé, éducation, logement, police…

Euh non, pas la police. On va en avoir de plus en plus besoin pour expulser les pauvres.

(photos : Juan Medina, Eloy Alonso, Javier Bauluz, Emilio Morenatti)

Je sais : Malek Jandali est déjà passé par ici. Et je ne vais pas vous ressortir les deux trois éléments biographiques que je connais de lui…

Mais j’ai cru comprendre par quelques commentaires particuliers, que certaines lectrices appréciaient particulièrement le piano.

Et en détournant un peu ce Watani Ana (I am my Homeland, Je suis ma patrie), je le dédie à Jorge et Patricia Cordero, loin de leur patrie de naissance et sans toit dans leur patrie d’adoption…