Plus menaçant que le sable

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Dotée de la prestigieuse université coranique de Sankoré et d’autres medersa, Tombouctou était aux XVe et XVIe siècles une capitale intellectuelle et spirituelle et un centre de propagation de l’islam en Afrique. Ses trois grandes mosquées (Djingareyber, Sankoré et Sidi Yahia) témoignent de son âge d’or. Bien que restaurés au XVIe siècle, ces monuments sont aujourd’hui menacés par l’avancée du sable. (Présentation sur le site de l’Unesco du site de Tombouctou, classé depuis 1988 au patrimoine mondial de l’humanité.)

Depuis samedi, c’est l’avancée des hommes d’Ansar Dine (groupe armé proche d’Al-Qaïda au Maghreb islamique, Aqmi, qui contrôle le nord du Mali) qui provoque la ruine des mausolées musulmans de Tombouctou, trois jours après leur inscription sur la liste du patrimoine “en péril”.

Mais peut-on parler d’avancée, quand les extrémistes d’une religion détruisent les monuments de cette même religion, aux cris d’Allah akbar (Dieu est grand) au motif que leur protection par un organisme international est “haram” (interdit) ?

J’ai plus envie de parler de folie et de dire que Dieu est tout petit, ce que je ne sais pas traduire en arabe. Ni en images, n’ayant trouvé en ce dimanche aucune image des destructions en cours, mais juste des photographies des efforts – maintenant vains – de restauration…

(photos : Issouf Sanogo, DR)

Une fidèle lectrice m’a fait découvrir pas plus tard qu’hier, Arvo Pärt, un compositeur estonien né en 1935 et qui compose depuis 1956. Un fameux bail pendant lequel j’avais quand même réussi à ne pas l’entendre. Quoi que… J’ai dû croiser ses musiques dans quelques films.

Bref.

Pas d’images animées dans la vidéo que je vous ai choisie, mais cette image de ruine qui accompagne son De Profundis pallie l’absence de photos de l’actualité de Tombouctou.