Avec amour…

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J’aurais pu intituler ce billet comme celui d’il y a deux jours : “Une terrible beauté« .

La presse française parle encore moins de Yida que des inondations dans l’état Indien de l’Assam (lire ici un “récent” article dans La Croix, l’un des derniers de nos quotidiens d’information…)

Paula Bronstein nous en a adressé en ce début juillet quelques photographies, accompagnées de sobres légendes :

“Le camp de réfugiés de Yida au Sud-Soudan Yida accueille près de 60.000 réfugiés qui fuient la région du Kordofan, au nord. Ils sont chaque jour 300 à 600 à arriver, après plusieurs jours de marche, parfois sans manger. La saison des pluies a fait croître le nombre d’enfants souffrant de diarrhée et de malnutrition sévère, et l’aide humanitaire internationale a du mal à fournir une assistance de base à la population croissante. La plupart sont arrivés avec seulement les vêtements qu’ils portaient.”

Et comme hier, les mots me manquent devant ces photographies où se mêlent la souffrance et les gestes quotidiens, l’épuisement et les prières, la résignation et l’imploration, les regards poignants et quelques sourires d’enfants. Et tant de couleur, tant de douceur, tant d’espoir, tant de vie.

Je me suis longuement arrêté pour les regarder encore et encore, pour tenter de comprendre ce qui (me) touchait ainsi, ce qui provoquait cette émotion mêlée de révolte, de compassion et d’admiration…

Je crois que c’est tout simplement l’amour.

On ne photographie bien que ce(ux) que l’on aime, ai-je toujours pensé, en référence à Robert Doisneau ou Willy Ronis (mes références sont anciennes, je sais…) Aussi, suis-je encore touché au moment de poster ce billet, par ce regard (pro)posé ici par Paula Bronstein.

Regard qui dénonce, qui alerte et qui crie, avec une part de tendresse pour ne pas oublier que l’humain en a besoin autant que de justice et de pain… Regard sur le monde, comme celui que veut porter abcdetc pour témoigner de la vie qui résiste dans les pires conditions, et de l’enfance qui perdure, même abimée, face à la folie des hommes.

L’enfance qui perdure, comme je le souhaite à Asimara, 3 ans :

(photos : Paula Bronstein)

En cherchant les photos de Paula Bronstein à Yida, j’ai trouvé Yida Huang.

Alors, pour ceux qui seraient arrivés ici par hasard et pour les autres, j’ai déniché ce clip de ce Michel Berger de Singapour, qui s’intitule Yi Miao De An Wei que certains traduisent par Un moment de consolation. Et même si la traduction n’est pas exacte, aujourd’hui elle me convient.