Compréhension

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Depuis près d’un mois des Indiens des ethnies Xicrin, Juruna, Aarara, Aawete, Assurini et Parakanawa occupent le chantier du barrage de Belo Monte, un ouvrage géant au cœur de la forêt amazonienne, dont la construction a débuté en janvier 2012.

Ce barrage devrait être le troisième plus grand au monde et devrait produire 11.233 MW, soit 11% de la capacité électrique du Brésil. Le tout pour un coût, prévisionnel, de près de 13 milliards de dollars.

J’ignore si ce devis comprend les 117 millions de dollars prévus pour financer 117 projets socio-économiques et environnementaux dans la région, mais pour les habitants ces mesures de greenwashing ne suffisent pas. Ils redoutent que l’inondation de 502 km2 de terre, malgré les promesses qu’elle ne touchera pas leur territoire, ne modifie profondément le cours et le débit de la rivière Xingu et impacte définitivement leur mode de vie.

“Notre appel au monde est pour que le fleuve reste en vie”, ont ils déclaré au début de l’occupation.

Alors que le chantier a été arrêté depuis une semaine, “pour des raisons de sécurité” selon l’entreprise Norte Energia, son président, Carlos Nascimento, est venu rencontrer à Altamira les chefs indiens. Dont les photographes présents ne m’ont pas donné le nom…

Au vu des regards échangés, on est en droit d’avoir des doutes sur l’avancée positive des négociations et même sur une possible compréhension des problèmes indigènes par les responsables d’un projet à 13 milliards.

Les Indiens luttent depuis 23 ans pour défendre leur territoire contre le “progrès”. Ils n’ont pas fini.

(photos : Mario Tama, Lunae Parracho)

A propos de culture minoritaire et méconnue…

Nous étions hier au Mali pour la pause musicale. Restons-y. Avec Ben Zabo, né Arouna Moussa Coulibaly, que ses parents rêvaient pharmacien et qui a préféré prendre le chemin des studios, d’abord comme technicien et aujourd’hui comme musicien, avec un disque où il défend la culture de l’ethnie Bwa et qu’il présente comme un message d’amour, de paix et de cohésion entre les peuples.

Beau programme.