Le diable probablement

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En parcourant les images du monde, on tombe parfois sur d’étranges et belles coutumes, comme la fête de Ghanta Karna qui se déroule actuellement au Népal et au cours de laquelle une effigie de paille de ce démon légendaire est enflammée pour le plus grand plaisir des enfants et de leurs parents.

Cette horrible créature tient son nom des cloches (Ghanta) accrochés à ses oreilles (Karna) qui l’empêchaient d’entendre le nom de Shiva. Il terrorisait les habitants, en volant, assassinant, enlevant les enfants…

J’ignore comment il fut vaincu.

Du démon de l’hindouisme au diable des autres religions, il n’y a pas tant de différences dans la peur qu’ils nous inspirent. Ou nous inspiraient…

Aujourd’hui, nos sociétés modernes ont d’autres peurs et d’autres démons. Plus matérialistes.

Et quand surgit l’horrible au cœur de ces sociétés qui ont tout fait pour se rassurer, se protéger, se renfermer, nous invoquons le diable.

J’ai glissé parmi les photographies de Ghanta Karna, quelques images de James Holmes qui comparaissait lundi au tribunal de Centennial dans le Colorado, en compagnie de son avocate commise d’office, Tamara Brady. Cette première audience a duré 11 minutes. A peine plus que le temps qu’il lui a fallu pour abattre 12 personnes et en blesser 58 autres, et devenir le plus grand tueur de masse de l’histoire des Etats-Unis

Un diable, commentent nombre de journaux là-bas.

Juste un homme. Pris de folie dans un monde de fous. Qui brûlera peut-être sur la chaise électrique qui fonctionne encore dans ce pays tellement rationnel !

(photos : Navesh Chitrakar, Prakash Mathema, RJ Sangosti)

Nebil Daghsen est passé du rap à la poésie, le théâtre et la musique, et de La France à la Tunisie.

Avec son groupe Këlem, il vient de sortir son premier album, Jasmin rouge, en référence à une révolution inachevée… La chanson éponyme, Këlem, raconte une autre colère, le monde et son humanité…