Lorsque l’enfant paraît

Slide 1
Slide 2
Slide 3
Slide 4
Slide 5
Slide 6
Slide 7

La Cour Suprême d’Argentine a émis en mars 2012 élargissant le droit à l’avortement à toutes les victimes de viol, alors qu’il était restreint depuis 1992 aux seules les malades mentales.

Mais le premier de ces avortements, qui devait se dérouler mardi à l’hôpital Ramos Mejia de Buenos Aires, a été suspendu par décision de justice. La magistrate Ramos Mejia hôpital de la ville de Buenos Aires. La magistrate Myriam Roustan Estrada a en effet statué en faveur de la demande de l’association Pour la famille (Asociación Pro Familia) et refusé l’avortement de la jeune femme de 32 ans, expliquant qu’“il n’est pas juste de réparer le tort fait à l’une des victimes en ôtant la vie à l’autre”. Argument tellement classique.

Au moment de la décision, grâce à Mauricio Macri, le maire de la ville hostile à l’avortement, qui avait annoncé le lieu et le jour de l’opération, les manifestants anti-avortement se trouvaient déjà devant l’hôpital, brandissant leurs pancartes “pour la vie”. Les militantes pour le droit à l’avortement leur ont succédé…

Ce qui a fait beaucoup de monde, mais fort peu de photographies !

La jeune femme a fait appel de la décision de justice. Une plainte a également été déposée contre le maire pour divulgation de données privées et sensibles.

Morale ? En Argentine, il est plus facile d’avoir un enfant quand on est homosexuel que ne pas en avoir quand on ne le désire pas…

(photos : Morris Gevirtz, DR)

Un petit tango pour accompagner cette info ?

Tango Crash est un groupe… suisse, dans lequel on retrouve quand même deux d’Argentins, Daniel Almada et Martin Iannaccone. Leur dernier disque, Accidente de Tango, vient de sortir.