Un air de liberté ?

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La Cour suprême pakistanaise a ordonné hier l’arrestation du Premier ministre Raja Pervez Ashraf et d’une quinzaine d’autres personnes, accusées de corruption.

Cela signifie-t-il pour autant que les milliers de Pakistanais qui ont déferlé sur la capitale à l’appel de Tahir ul-Qadri, un religieux “modéré” pakistano-canadien ont obtenu satisfaction concernant toutes leurs revendications (la démocratie, des réformes électorales, la justice et l’éducation pour tous, le changement…) ?

Dans un pays rongé par la corruption à tous les niveaux, l’arrestation de 15 personnes ne fera pas basculer l’histoire. Dans un pays marqué par le poids des religieux, la modération n’est pas garantie. Dans un pays où les femmes sont privées de tant de droits élémentaires, la révolution n’est pas forcément pour demain, en tout cas pour elles. Pourtant, après le printemps arabe et ses épilogues douteux, on aimerait tellement croire en cet hiver pakistanais.

(photos : Farooq Naeem, Zohra Bensemra, Asif Hassan, Myra Iqbal, Khalid Khan, Anjum Naveed, Mubasher Bukhari, Muhammed Muheisen, DR)

Une voix pour rejoindre celles des femmes d’Islamabad, celle de Mina Agossi qui, en passant du théâtre au rock, a fini par tomber dans le jazz. Avec bonheur !