8 … Femmes

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Le titre complet de ce billet aurait pu être : 8 mars, journée internationale des Femmes… Bien sûr.

Mais j’ai profité de ce jour pour évoquer un sujet dont je parle habituellement chaque année et que j’ai éclipsé en 2013, à savoir le World Press Photo, le concours le plus prestigieux du monde du photo-reportage. Quelques semaines après la proclamation des résultats, je suis retourné voir la page des lauréats où j’ai sélectionné 8 images de femmes :

  1. Somayeh Mehri et sa fille de 3 ans, Ra’na, à Bam en Iran. Leur mari et père, Amir Afghanipour, les a défigurées à l’acide une nuit de juin 2011, parce qu’il refusait le divorce. Aujourd’hui, elles s’embrassent l’une l’autre. Personne d’autre n’ose les embrasser… Elles sont photographiées par Ebrahim Noroozi, auteur de la série Victims of forced love.
  2. Aida, blessée et en pleurs, photographiée à Idib en Syrie, par Rodrigo Abd, après le bombardement de sa maison par l’armée syrienne, dans lequel son mari et deux de ses enfants ont été mortellement blessés.
  3. Natalia Gonzales, 15 ans, photographiée par Felipe Dana à “Crackland” (le pays du crack…) dans le bidonville Manguinhos de Rio de Janeiro.
  4. Deborah, une des immigrés du Nigeria, photographiée à Rome, sur son lit de fortune par  Paolo Patrizi, dans la série Migrants sex workers.
  5. Suweys, la capitaine, et l’une de ses partenaires de l’équipe de basket féminine de Mocadiscio qui défie les islamistes autant que les préjugés. Photographiées par Jan Grarup, dans la série I just want to dunk (littéralement écraser la balle dans le panier).
  6. Phan Thi Thuy Vy et Dang Thi Bich Bay, deux lesbiennes d’Ho Chi Minh qui vivent ensemble depuis 1 ans. Elles regardent la télévision sous l’objectif de leur compatriote Nguyen Thanh Hai (Maika Elan), la seule femme photgraphe du jour, pour sa série The pink choice.
  7. Mirella, 71 ans, qui vit depuis 43 ans avec son mari Luigi, atteint depuis 6 ans par la maladie d’Alzheimer. Fausto Podavini l’a photographiée à Rome dans une série qu’il a juste intitulée Mirella.
  8. Une femme anonyme photographiée par Micah Albert At the Dandora dump (la décharge Dandora) en lisière de Nairobi. elle aime bien parfois s’asseoir pour feuilleter les livres qu’elle trouve pendant son travail de tri des déchets…

Des images de femmes qui, pour la plupart, donnent une triste image du monde et des hommes qui y exercent leur pouvoir. A quelques exceptions près… Exceptions de moments et exceptions d’hommes.

Aux lecteurs habituels ou de passage qui régulièrement s’interrogent sur la noirceur du regard posé par ce blougui sur le monde je promets que lorsque les femmes du monde cesseront d’être victimes de violence sexuelle, de discrimination, de mépris, d’asservissement… j’enverrai chaque jour sur ce blougui un bouquet de fleurs pour fêter leur émancipation et l’émergence de la conscience des hommes, leurs compagnons de planète.

Son premier album en 2004 s’appelait Penso Troppo (Je pense trop) auquel ont succédé Madistesta (Maux de tête), Va tutto bene (Tout va bien) et Little World (Petit monde). Autant de titres qui auraient bien convenu à ce blougui, non ?

O çê est extrait du dernier album en date d’Ila & The Happy Trees, Believe It (Crois…). C’est Ila elle même qui en a dessiné le clip. Une belle voix de femme et de biens beaux cœurs pour marquer aussi cette journée.