2 ans c’est long

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Les Syriens ont fêté vendredi le triste anniversaire d’une guerre civile qui ne dit pas son nom et dont l’issue reste encore tellement incertaine.

Des milliers de mots, des centaines de photos, le sinistre bilan des 70.000 morts, des milliers de blessés, du million de déracinés, ont accompagné cet anniversaire. Avec la promesse esquissée des gouvernements occidentaux d’armer les “rebelles” pour les accompagner vers la victoire. En espérant que cette victoire ne remplacera pas une dictature par une autre…

Cet anniversaire a été aussi marqué par plusieurs rassemblements à travers le monde, demandant la fin des combats pour “sauver les enfants”, à l’appel notamment de l’ONG “Save the children”.  De Londres à Séoul ou de Berlin à Beyrouth, en passant par Amman en Jordanie, où des enfants réfugiées (les moins de 11 ans représentant la moitié des Syriens qui ont dû fuir devant les combats) ont allumé des bougies formant le nom de leur pays et lancé des ballons en signe d’espoir.

Dans les ruines d’Alep, un autre enfant s’accrochait le même jour à la main de son père. Je lui souhaite de ne pas à avoir à allumer de bougie pour un troisième anniversaire, mais pour marquer le retour de la paix.

(photos : Muhammad Hamed, Sebastiano Tomada)

Hier après-midi, un trio d’accordéonistes (roumains?) a envahi le métro pour nous jouer un air endiablé qui aussitôt s’est gravé dans nos têtes. Je le fredonnais encore au retour… avant de descendre, je leur ai demandé quel était ce morceau et c’est ainsi que j’ai découvert le Brésilien Michel Teló qui interprète donc Ai Se Eu Te Pego, en public et accompagné … par un seul accordéon. Mais ça reste bien entraînant pour commencer la semaine