Tout mélangé

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Je me suis réveillé trop tôt hier matin, comme pour un jour de semaine. Et je me suis senti désœuvré.

Comme pendant la semaine, j’ai regardé les images du monde en buvant mon café. Et je me suis senti dévasté.

La radio parlait du tremblement de terre en Chine et du dénombrement des victimes au moment où je regardais la première image de la galerie de 20 minutes. Et j’ai cru une seconde que la photographie venait de Chine. Mais les détails m’ont ramené en Inde avant que la légende me saute en pleine face :

Une fillette de 5 ans est transportée à l’hôpital après avoir été violée, à New Delhi. Des milliers de manifestants se sont mobilisés dans le pays après le drame.

Comme une bulle de sanglot m’est montée dans la gorge. Je me suis senti…

Après un temps, j’ai cherché d’autres images. On ne parle pas d’un pays deux jours de suite sur abcdetc. C’est une des rares règles d’une ligne éditoriale aussi sinueuse que mes pensées ou ma vie.

Et j’ai croisé une vraie photo de Chine après le tremblement de terre. Une autre de la place Tahrir où la révolution piétine. Une troisième venant de Boston où le pavoisement et la liesse m’ont glacé. La dernière de Kaboul, où l’on tolère davantage les combats d’oiseaux que l’émancipation des femmes…

Stop !

Il y avait dans ma boîte mail un message m’avertissant d’un commentaire posté sur un billet déjà ancien, que  j’avais intitulé “Humain, trop humain. Je suis allé lire ce commentaire :

“Pervers ? je ne crois pas, non…Pas de place pour le beau et les émotions ??…je ne crois pas, non plus…”

Je n’ai compris ce qu’il disait qu’en lisant l’autre commentaire auquel il répondait :

“curieuse et attentive, chaque jour je reviens. et j’ai la trouille parce que je sais que c’est noir, violent, pervers… que je sais qu’il n’y a que peu de place pour le beau, les émotions, le soleil, la sieste… […] tu vois, tu peux faire le soleil et le bonheur.”

Non, je ne peux faire ni le soleil ni le bonheur, mais je sais y goûter quand ils sont là. Est-ce ma faute à moi s’il y a tant d’ombres dans le ciel ? De perversion comme de perversité dans le monde ?

Il n’y a pas d’émotion que dans le beau, ni de beauté que dans la joie. Je vous ai cependant trouvé une dernière image pour compléter cette série en mosaïque d’émotion. Elle nous vient du Japon…

Elle n’efface ni la colère, ni la tristesse, ni le sanglot, ni la rage. Des émotions humaines. Trop ?

(photos : Adnan Abid, Jason Lee, Asmaa Waguih,
Shannon Stapleton, Omar Sobhani, Toru Hanai)

Je vous avais mis de côté quelques musiques douces pour la semaine. Mais l’émotion du matin appelait autre chose. C’est comme ça que j’ai découvert Orianthi. Une Australienne d’origine gréco-britannique qui, après avoir été découverte par Steve Vai et Carlos Santana, a joué avec Prince, Michale Jackson et Alice Cooper. Aujourd’hui, elle poursuit une brillante carrière solo. Son dernier disque vient juste de sortir et s’intitule Heaven in this hell. Le paradis dans cet enfer, ça me va.