Souvenirs
d’Oulan Bator

Slide 1
Slide 2
Slide 3
Slide 4
Slide 5
Slide 6
Slide 7
Slide 8
Slide 9
Slide 10
Slide 11
Slide 12
Slide 13
Slide 14
Slide 15
Slide 16
Slide 17
Slide 18
Slide 19
Slide 20
Slide 21
Slide 22
Slide 23
Slide 24
Slide 25
Slide 26
Slide 27
Slide 28

C’est aujourd’hui la Journée mondiale de l’environnement, dont j’ai appris à l’occasion de la préparation de billet, qu’elle avait un “hôte d’honneur”, en l’occurrence cette année la Mongolie.

Parfait, se dit-on à partir des quelques cartes postales de grandioses paysages, de yourtes, de chevaux, de chameaux et de quelques visages de Mongols. Fiers bien sûr…

Puis l’on découvre le président mongol, Elbegdorj Tsakhia, recevant à cette occasion le directeur général du programme des Nations unies pour l’environnement, Achim Steiner au palais de Oulan Bator.

Puis…

En cherchant quelques informations sur “une des Economies les plus dynamiques au monde”, j’ai lu cet excellent article de Manon Duret – 2013 : année de la Mongolie – où j’ai appris avec stupéfaction et effroi comment le pays se transformait à une vitesse vertigineuse, aussi impressionnante que le taux de croissance de son économie qui frôle les 20%. Comment le boom minier modifiait le paysage géographique et humain. Comment Oulan Bator explosait au point d’être parfois surnommée le Dubaï d’Asie centrale, en même temps qu’explosaient les inégalités dans la population, entre richesse de ceux qui profitent de la manne minière et les autres, qui ne profitent de rien…

Un temps d’arrêt.

Le slogan du Programme des Nations Unies pour l’environnement est “l’environnement au service du développement” sans sourciller sur cet oxymore, sans s’interroger sur la manière dont notre “développement” est la cause principale de la destruction de notre environnement.

L’an passé, pour cette même journée, Irina Bokova, la directrice générale de l’UNESCO,proclamait fièrement : “Nous voulons un avenir où nous pourrons vivre dans un environnement sain en entretenant des liens solides avec la nature et des relations sociales riches et diversifiées.” Joli programme…

Elle ajoutait : “Pour cela, nous devons créer un environnement florissant.” Belle résolution…

Avant de conclure : “Nous devons créer des économies vertes ». Patatras !

Finalement, qu’elles soient des Femmes, des Enfants, de la Paix ou de l’environnement, les Journées mondiales sont comparables : un peu de flonflons avant de reprendre le cours des choses.

Au fait, j’ai raté la Journée mondiale des oiseaux migrateurs, les 11 et 12 (sic!) mai dernier C’est en trouvant la dernière photo de cet oiseau à proximité de la mine d’Oyu Tolgoi, que j’en ai eu connaissance…

(photos : Dany Marique, Valerie and Mike Miller, Jalsa Urubshurow, Mark Ralston, Stephen Codrington, DR, World migratory bird day)

A 25 ans la jeune native de Birmingham, Laura Mvula, fait sensation. Mais son Green Garden restera-t-il vert longtemps ?