Comme si c’était hier

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J’écris les billets du jour en général la veille. C’est à dire que celui-ci, daté du vendredi 28 juin, a été rédigé le 27, quelque part dans la journée.

Hier matin donc, au moment où ce blougui évoquait un hypothétique sauvetage de l’humanité vers des planètes “habitables” situées à 22 années-lumière seulement de la nôtre, soit quelques milliers de semaines de voyage, je tombais sur une photo (la première de la série du jour) ainsi légendée :

La Chine a conclu avec succès sa plus longue mission dans l’espace, avec le retour sur Terre mercredi matin des trois «taïkonautes» de la mission Shenzhou X, aussitôt qualifiée par Pékin “d’importante victoire d’étape” vers la réalisation d’une station spatiale permanente chinoise à l’horizon 2020. À 09h31 locales, le commandant de bord Nie Haisheng a été le premier des trois astronautes à émerger de la capsule, suivi de Wang Yaping, deuxième Chinoise envoyée dans l’espace, et de Zhang Xiaoguang, le troisième “taïkonaute”.

Et au delà de la confusion entre astronaute et taïkonaute, qui dénote toujours selon moi d’une vision restrictive et nationaliste de la “conquête spatiale” et me paraît obérer nos “chances” de migration, j’ai été frappé par quelque chose d’indéfinissable qui m’a soudain sauté aux yeux : alors que j’ai assisté quasiment en direct à la conquête de la lune, trouvant alors que les images d’Armstrong et de ses compagnons me projetaient dans une vision futuriste de l’humanité à laquelle j’avais alors une conscience naissante d’appartenir, la photographie de Nie Haisheng, Wang Yaping et Zhang Xiaoguang, saluant leur bouquet à la main, assis sur leurs chaises de camping devant leur capsule échouée dans la steppe chinoise, m’a parue totalement désuète, comme surgie du passé. Et les autres photographies que j’ai trouvées pour vous faire une mini série comme vous les aimez tant n’ont rien arrangé. Tout cela semblait venir d’une autre siècle. Et question émerveillement, je n’ai rien ressenti de comparable à mes regards d’enfants vers la lune pendant l’été 1969…

Je dois vieillir…

(photos : agences chinoises)

Ils ne sont ni Chinois ni d’une autre planète. Les Of Monsters and Men nous viennent juste d’Islande, qui quelque part quand même ressemble à la lune…