Un jour…

Slide 1
Slide 2
Slide 3
Slide 4

J’ai entendu la semaine dernière sur France-Inter, Florence Aubenas déplorer que la guerre en Syrie était le sujet de couverture qui faisait le moins vendre la presse papier. Et que les journaux rechignent à payer pour cette info

Sur abcdetc c’est pareil, mais on se moque de l’audience.

Deux images éloquentes sont arrivées jusqu’ici la semaine dernière :

– La première date du 26 juillet dernier. C’est une vue aérienne d’un quartier de Homs.

– La seconde a été prise le 18 juillet. C’est une autre vue aérienne. Du camp de Zaatari.

Avant la guerre, il y a deux ans, Homs comptait plus d’un million d’habitants. Personne ne sait combien ils sont aujourd’hui, comme personne ne sait précisément combien de victimes a fait ce conflit qui s’enlise et que personne ne sait comment arrêter.

Depuis le début de la guerre, la population du camp de Zaatari ne cesse de croître. Il accueillerait aujourd’hui près de 150.000 personnes.

Je sais, ça ne résout rien, ça ne donne pas de solutions, ça reste juste inhumain. Et les photographies aériennes renforcent cette impression d’inhumanité. Aussi, pour redevenir terre à terre et rester humain, j’ai ajouté deux photos :

– J’ai trouvé la première sur la page facebook de l’Organisation syrienne pour la défense des droits de l’Homme. C’est une capture d’une vidéo du 9 août, qui montre les corps de Omar et Mohamad. sans doute deux dangereux terroristes éliminés par l’armée syrienne.

– J’ai trouvé l’autre sur le site du Programme alimentaire mondial. Elle représente Fatma, photographiée dans le camp de Zaatari, le 19 juillet, et qui a confié àla photographe son souhait de devenir médecin et de soigner des gens dans la capitale de son pays. Un jour…

Je sais.

Mais on a le droit de croire qu’un jour Fatma soignera juste des enfants atteints de maladie infantile et pas par la folie des hommes…

(photos : Shaam News Network, Mandel Ngan, DR, Dina Elkassaby)


Les mots sont parfois difficiles à trouver.

Un jour je cesserai de parler.

Shut up ! C’est justement le titre hypnotique de ce morceau des Savages. Quatre filles qui ont peut être plus d’avenir que Fatma. Je leur souhaite…