La mémoire et le père

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Après avoir exploré hier une part de mémoire, rien ne m’empêcherait de poursuivre aujourd’hui.

Mais les plus fidèles lecteurs ont peut être en mémoire mon projet d’avenir (quand je serai grand) d’aller faire pipi dans la baie de Hạ Long. Et je renvoie ceux que ça intéresse à l’explication à peine plus détaillée de ce désir d’avenir (bonjour aux Ségolénistes de passage qui ne comprennent pas comment ils sont arrivés ici).

Bref.

Je ne sais pas où ils ont pissé pendant 40 ans, mais c’est le temps qu’ont disparu de la circulation et de la civilisation Ho Van Thanh et son fils Ho Van Lang. En 1973, en pleine guerre du Vietnam, le père avait emmené son fils loin des bombardements, au cœur de la jungle. Sans nouvelles de la fin du conflit, ils n’étaient pas sortis de leur cachette, où des fermiers les ont retrouvés la semaine dernière. Ho Van Thanh a aujourd’hui 82 ans et Ho Van Lang 41…

Leur histoire complète est raconté dans Vietnam News et reprise par Le Figaro (entre autres).

Je n’arrive pas à savoir ce qu’elle m’évoque, comme un parfum de nostalgie, une tristesse pour ce retour à la “civilisation”, un sourire pour cette aventure à mi-chemin entre Tarzan, Le Livre de la jungle et Underground

Un soupir sur la vanité du temps qui passe…

(photos : DR, Tuoi Tre)

Fuir, résister, se rendre… Les attitudes face à la guerre sont les mêmes que celles face au temps. I Surrender (Je me rends), c’est le sous-titre de ce gospel intitulé Emmanuel (qui aurait pu être mon prénom sans histoire…) qui nous vient du Kenya, interprété par Worship Ya Mtaa.