Eloge du gaucher

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Je voudrais en préambule à ce billet du 15 août m’excuser de 2 choses :

1° De n’avoir pas – contrairement à l’habitude – anticipé sa publication et de ne vous le proposer à la lecture qu’en début de matinée, privant les lecteurs les plus assidus et matinaux de leur lecture préférée à leur petit déjeuner.

2° D’avoir complètement oublié de saluer, à l’occasion de leur journée nationale et internationale du 13 août, les 12,7% de lecteurs gauchers. Comme mon fils qui ne lit jamais ces pages.

Et puisque j’en suis à évoquer (encore) ma famille, je poursuivrais en évoquant une récente discussion avec ma lectrice indianisée-africanisée et sur territoire français pour quelques semaines, au cours de laquelle nous nous interrogions sur le prochain prix Nobel de la Paix. Pas facile de trouver un successeur à l’Europe et de dénicher sur cette planète un homme ou une femme incarnant la paix. Nous hésitions au final entre Lakhdar Brahimi, malgré son échec à résoudre la crise syrienne, et le pape François, pour saluer ses premières ouvertures et encourager ses tentatives de réforme. Un peu comme en son temps Barack Obama fut lauréat avant d’avoir réellement fait ses preuves. Puis de prouver qu’il ne méritait absoulment pas ce prix.

Cette question du prochain Nobel a agité d’autres que nous et 103.000 personnes ont signé une pétition demandant que le prix Nobel 2013 soit attribué à Bradley Manning.

J’ignore si le jeune soldat américain, qui a dévoilé au monde les horreurs commises par son armée, est gaucher (comme son président et comme mon fils), mais j’ajoute ma modeste voix à la proposition portée par ses soutiens, comme le le journaliste américain Norman Solomon, qui a déclaré :

« Personne n’a fait plus pour combattre ce que Martin Luther King Junior appelait « la folie du militarisme » que Bradley Manning. »

(photos : James Lawler Duggan, Bill Henessy, Cornelius Poppe)

On me les a fait découvrir hier soir. Je partage ce matin. Ils s’appellent Cabadzi.

 

12,7%