Facile, facile…

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J’ai fini par retrouver la citation que j’ai entendue dans la bouche d’un chroniqueur à la radio l’autre jour. Mais je ne savais plus trop quel jour, ni quelle radio. C’est ça d’avoir l’esprit qui flotte et déambule un peu en permanence. Et je ne suis même pas sûr que ce soit la bonne citation. Mais ce n’est pas bien grave, celle-ci me convient :

“È certo assai più difficile perdere una guerra che vincerla. A vincere una guerra tutti son buoni, non tutti son capaci di perderla.”

C’est extrait de La Peau, de Curzio Malaparte. Encore un bouquin dont j’ai entendu parler sans jamais le lire. Je suis bien de mon époque parfois.

“Il est certainement beaucoup plus difficile de perdre une guerre que de la gagner. Tout le monde sait gagner une guerre, tout le monde n’est pas capable de la perdre.”

Je vous mets la traduction, parce que je n’ai que peu de lecteurs italianisants à ma connaissance.

Et pourquoi tout ce préambule ?

Par association d’idées qui flottent et déambulent, du président Nobel Barack Obama qui a montré ses petits muscles, parlé de ligne rouge et affirmé qu’on allait voir ce qu’on allait voir, surtout ce fourbe gazier de Bachar el-Assad, avant de faire machine arrière dans les rodomontades et de dire qu’il fallait laisser du temps au temps. Non, ça c’était Mitterrand qui citait en l’occurrence Cervantès, ai-je appris en cherchant – sans trouver – à quel propos cette phrase fut prononcée, mais en découvrant au passage que ces mots furent aussi employés par le pape Jean XXIII. Bon je digresse.

Barack Obama donc, qui a fait marche arrière dans sa déclaration de guerre à la Syrie (Laquelle ?) Mais c’est juste pour mieux se préparer, parce que le pays qu’il dirige n’a rien à craindre de personne, puisqu’il est la “première puissance du monde”. Et qu’il a amplement démontré qu’il sait perdre les guerres.

Comme en témoignent, une fois encore, les photographies du jour en provenance d’Afghanistan, où les talibans ont attaqué lundi une base américaine à la frontière avec le Pakistan. Où l’on voit avec quel panache (de fumée) les Étasuniens peuvent encore donner des leçons au monde entier. En s’inspirant de Malaparte.

Facile !

(photos : Rahmat Gul, DR)

Du côté du Sahara, le blues du désert est plus mélodieux que du côté de Kaboul. Chatma, le prochain album de Tamikrest, est prévu pour le 13 septembre ‘(quelques jours après le vote du Congrès étasunien…) Mais le groupe nous offre en avant-première Imanin bas zihoun en vidéo sur son site Internet.