Une journée particulière

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Bien avant l’invention de l’Internet et de l’édition électronique, j’ai travaillé dans l’édition traditionnelle.

Je me souviens d’une discussion avec le directeur commercial de l’éditeur qui m’employait alors, auquel j’essayais d’expliquer que le lancement d’une réimpression après le passage de l’auteur à Apostrophes (le vendredi soir) obligeait les ouvriers des imprimeries à travailler le dimanche. “Ils sont bien contents d’être payés double”, rétorquait-il. Preuve que l’argument a quelque chose d’ancien et que des gens prétendument de gauche peuvent penser parfaitement à droite (cet homme avait été militant au PSU). “Ils seraient bien contents d’avoir votre salaire et de pouvoir rester en famille le dimanche”, lui avais-je répondu.

Bref. Le rouleau idéologique libéral est toujours en action et le monde n’a pas changé. Sinon en pire.

Pourtant, changer le monde pour qu’il soit plus accueillant pour elle, c’est la promesse que j’avais glissé à l’oreille de cet enfant dont je voulais saluer ici le 26e anniversaire. Filialement (je voulais écrire finalement, mais en relisant je laisse le lapsus), c’est elle qui aura changé radicalement mon monde. Et c’est déjà pas mal.

Pour marquer cet anniversaire, j’ai donc un peu travaillé hier, afin de réunir 26 photographies d’enfants du Niger, avec plus ou moins de sourire. La première image, du petit Djoumilou, est déjà parue sur ce blougui un dimanche il y a 3 ans déjà. J’ai patiemment collecté les 25 autres pour vous offrir cette galerie … du lundi, un peu suspendue dans l’actualité, mais complètement ancrée dans le monde.

Un sourire à tous…

(photos : Rachel Palmer, More Altitude, Swiatoslaw Wojtkowiak, islamic relief, Chritophe Stramba, Alessandro Cereda, Syydehaas, kenyongerbrandt, Alessandro Vannucci, FC/Spotting, Unicef, Christoph Rupprecht, David Clifford, Stevie Mann)

Et puisque nous sommes au Niger, restons-y (comme Dieu qui serait aux cieux), avec Moustine, rappeur local, qui ne nous parle de naissance mais de mort, avec RIP. Mais ça se tient. On arrive au monde démuni, on part sans rien emporter, entre les deux il faut savoir se souvenir de ça…

Que la terre nous soit légère, aussi pendant que nous y marchons. Et réciproquement si possible.