En attendant le prix Goncourt…

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Je n’ai pas reçu le prix Goncourt lundi dernier. Normal, je n’ai pas encore fini d’écrire mon premier livre. C’est votre faute aussi (un peu) : je vous consacre tellement de temps.

Je sais, c’est une mauvaise excuse.

Bref.

Le rapport avec ce qui suit n’est pas évident. Je sais…

Non, ce n’est pas Divālī, la fête des lumières, que célébraient dimanche les enfants de Gaza. Plutôt l’obscurité, signe de la défaite… Ils ont manifesté dans la nuit dimanche. Une nuit rendue plus dense par l’absence d’électricité. L’unique centrale ayant cessé de fonctionner vendredi après un épuisement de ses stocks de carburant.

“Nous ne pouvons plus recevoir de carburant égyptien en raison de la destruction des tunnels par l’Égypte. Nous avons essayé d’obtenir du carburant en provenance d’Israël via l’Autorité palestinienne mais cette dernière a imposé des taxes prohibitives”, a expliqué Fathi el-Cheikh Khalil, adjoint au président de l’Autorité de l’énergie.

Restent les livraisons d’électricité depuis Israël. Mais elles couvrent à peine la moitié des besoins. Les 1,75 millions de Gazaouis sont donc alimentés en électricité par tranches tournantes de 6 heures toutes les 24 heures. Le reste du temps, ils reviennent aux bougies, dont on ignore l’état des stocks.

A la lueur des bougies, les enfants de Gaza appellent donc à l’aide une communauté internationale qui les voit si mal dans la pénombre de relations diplomatiques compliquées.

Ces enfants sont-ils le signe de notre futur privé d’énergie. Écriront-ils un jour le récit de cette pénurie, de pétrole, d’électricité, de chaleur, de lumière, d’humanité ? Et quel sera alors le prix qu’ils recevront après avoir payé le prix des conflits de leurs aînés ?

(photos : Mohammed Salem, Suhaib Salem, Ashraf Amra, DR)


A propos de prix…

Même si je n’avais pas voté pour lui, mon esprit démocratique et musical salue la victoire de Smarty, proclamé Prix Découvertes RFI 2013, à une large majorité du jury et du vote des auditeurs (plus de 7000 voix sur 18000 pour le Burkinabé). Chapeau ! … du chef.