Tempête médiatique

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Elle est toujours si belle notre planète vue de là haut !

Même quand elle se dérègle.

Le typhon Haiyan (ou Yolanda) a donc frappé les Philippines qui mettront bien du temps à s’en relever. Il serait l’un des plus violents que notre monde ait jamais connu et les dégâts sont encore amplifiés par la précarité des habitations et la pauvreté des infrastructures.

Hier soir, au moment où j’écrivais ces lignes, la radio me rappelait qu’il était encore trop tôt pour dresser un bilan définitif des dégâts. Et des victimes.

Pourtant, mes confrères ne se sont pas privés de communiquer sur ce bilan, dans une sorte de surenchère assez détestable où l’on se serait cru à la corbeille d’une bourse quelconque assistant à la hausse du cours d’une action quelconque. Avec, parmi des dizaines (des centaines, des milliers, des millions ?) d’autres titres :

France 24


BFM


Le Figaro
(qui a pris la peine d’une mise à jour mais pas de la suppression du h superflu…)

L’Express


Le Monde
(césure douteuse comprise)

S’il est trop tôt pour établir un bilan, il est temps de renouveler un constat : l’information en continue ne nous informe pas toujours.

Et ce soir, au moment de conclure ce billet qui sera en ligne demain, jour de commémoration, je pense aux dizaines, aux centaines, aux milliers de survivants, à leur douleur, au soulagement balayé par le deuil, à la lente reconstruction d’eux-mêmes et de leur environnement. A partir de ce seul visage trouvé dans la galerie mise en ligne par Libération, qui n’a pas perdu de temps pour nous montrer (informer sur) la dévastation

(photos : NASA, NOAA – National Oceanic and Atmospheric Administration, Erik de Castro)

Ce titre-là a déjà quelques années, il date de 2008. Mais il reste pourtant tellement d’actualité !

Mon Pays, par Sidi Touré, qui vient juste de sortir un nouvel album, Alafia.