Retrouvailles

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“La beauté, c’est les larmes” Léo Ferré. Ainsi Véronique Pestel me dédicaça-t-elle son disque il y a 20 ans.

J’ai failli écrire jadis en pensant à ces 20 années passées sans que je les remarques vraiment, sinon à quelques détails qui les traversèrent et d’autres détails qui demeurent.

Mais que dire de 60 ans alors ?

60 ans, c’est le temps qui s’est écoulé entre la séparation et les retrouvailles, jeudi 20 février à Diamond Mountain en Corée du Nord, de 82 Sud-Coréens avec 180 de leurs “proches”, tenus à distance par la frontière. Des frères, des sœurs, et même un homme de 93 ans, séparé de sa femme enceinte lors de la partition des deux pays, et qui a rencontré pour la première fois son fils de 64 ans !

Ils sont plusieurs milliers de Sud-Coréens à demander à bénéficier de ces brefs instants de retrouvailles de quelques heures. Ils sont chaque fois une poignée à être tirés au sort. Et des milliers à attendre leur tour.

En vieillissant…

Une dizaine de participants est venue en fauteuil roulant. Deux femmes en ambulance.

Et parfois, il est trop tard :

“Grande sœur, c’est moi ! Pourquoi tu ne m’entends pas ?”, a ainsi crié une femme de 87 ans à sa sœur… atteinte d’Alzheimer.

La beauté, c’est les larmes. Mais les larmes parlent parfois d’horreur.

(photos : Ed Jones, Park Hae-soo, Lee Ji-eun, Kim Ju-sung, Lee Ji-eun, Yonhap, Ahn Young-joon, DR)

Le temps est loin de nos vingt ans
Des coups de poings, des coups de sang
Mais qu’à c’la n’tienne: c’est pas fini
On peut chanter quand le verre est bien rempli

Buvons encore une dernière fois
A l’amitié, l’amour, la joie
On a fêté nos retrouvailles
Ça m’fait d’la peine, mais il faut que je m’en aille

Ben oui, j’aurais pu chercher des reprises de Graeme Allwright autour des retrouvailles. J’aurais aussi pu passer Léo Ferré. Ou Véronique Pestel.

Mais, avant de faire ce billet, j’avais trouvé autre chose. Qui en cherchant bien n’est pas complètement sans rapport… Les trouvailles aussi sont parfois émouvantes.

Je l’aime à mourir est interprétée par :

  1. Francis Cabrel, en version originale en 1979, il y a … 35 ans !
  2. Le même, 15 ans après en 1994, accompagné par les Gipsy Kings dans une traduction espagnole La quiero a morir
  3. Shakira (qu’on ne voit pas souvent sur abcdetc) qui en a refait un tube (bilingue…) en 2011
  4. Sergio Vargas qui n’avait pas connu le même succès en 1986, avec pourtant un effort d’adaptation notable
  5. Lenka Filipová qui nous a aussi offert une version bilingue (français-tchèque) en 1981
  6. André Segarra qui en a commis (visiblement récemment) une version chinoise sous le titre 我爱死她了 (wǒ ài sǐ tā le).
  7. Roch Voisine qui n’a pas tout traduit en anglais
  8. Carole Fredericks, dans le concert 1995 des Enfoirés, accompagné par… Basile Boli et quelques guitaristes connus ! (Les Enfoirés qui aiment bien cette chanson qu’ils ont massacrée allègement quelques années plus tard : pour les curieux, la vidéo est par là)
  9. Francis Cabrel, quelques années plus tard