Carte de vœux pour aujourd’hui (et demain)

Slide 1

Journée de la femme ou Journée des Femmes. Avec ou sans majuscule ? Au singulier ou ou plurielle ? Et pourquoi pas au pluriel à journées ?

Je doute parfois de pouvoir changer le monde ou les choses, comme me le propose aujourd’hui le site de l’ONU HeForShe qui entend mettre en lumière “Des hommes qui veulent changer les choses” mais qui ne relaie que les tweets ou les vidéos. Je laisserai donc ce billet flotter dans son espace.

Comme les mots flottent un peu sans que je sache vraiment les saisir aujourd’hui.

Je laisse donc tomber tout le folklore mélangé aux bonnes intentions, dont j’espère qu’elles auront autant de durée que d’impact. Et je me contenterai d’une carte de vœux. Au singulier à peine plurielle.

Pour cette enfant croisée naguère dans le pays de mon enfant fille.

En leur souhaitant, à l’une comme à l’autre, de grandir dans un monde où elles puissent exister pacifiquement. Qu’elles trouvent la place qu’elles désirent. Que leur travail soit reconnu au même titre que celui des hommes. Que leur soit épargné la violence des gestes, des mots, des regards, des situations d’inégalité. Qu’elles puissent aimer et être aimées librement, en réciproque encore plus qu’en égalité. Qu’elles aient des enfants si elles le désirent et qu’elles puissent les mettre au monde et les élever dans la douceur, la sécurité affective et matérielle. Qu’elles ne deviennent jamais les esclaves de leur vie quotidienne, des tâches répétitives que leurs compagnons oublieraient de partager, sans rendre une autre femme esclave pour les accomplir à leur place. Qu’elles aient le choix de leurs émotions, de leurs déplacements, de leur liberté d’être. Qu’elles changent le monde en compagnie de ceux qui voudront bien le changer avec elles. Qu’elles continuent de croire, envers et contre tout, puis à l’endroit et avec tous. Qu’elles vivent, vivent, vivent…

Avec ma tendresse renouvelée pour l’une et mes remerciements pour ce sourire infini donné par l’autre, il y a trois ans – déjà ! – devant le Taj Mahal…

(photo : JR – abcdetc)

Une chanson de saison, même si le soleil du jour est radieux : Águas de Março d’Antônio “Tom” Carlos Jobim, fut élue meilleure chanson brésilienne de tous les temps en 2001 et reprise des centaines de fois…

Je vous en ai âprement sélectionné neuf versions, interpétées par :

  1. Elis Regina
  2. La même Elis Regina accompagnée de … Antônio Carlos Jobim
  3. Le même Antônio Carlos Jobim, en compagnie cette fois de Miúcha
  4. Mina, pour une reprise en italien
  5. Sole Gimenez, en espagnol
  6. Georges Moustaki, en français
  7. David Byrne et Marisa Monte, en anglais
  8. Rozina Pátkai, en VO depuis la Hongrie
  9. Mônica Passos, dans l’une des dernières reprises… et le clip le plus (d)étonnant