Faut pas s’y fier…

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Comme le temps passe vite : hier je fêtais le nouvel an, en Thaïlande, et dans un peu plus de deux mois ce sera l’hiver, au Brésil.

Et la Coupe du Monde de football aura tout juste débuté.

Normalement…

Ce ne sont pas les protestations de dizaines de milliers de Brésiliens contre des dépenses aussi somptuaires qu’inutiles qui inquiètent les journalistes, mais les stades inachevés moins de 100 jours avant la compétition ou les réseaux routiers, aéroportuaires, Internet ou de téléphonie qui risquent de contrarier la “tranquillité” des centaines de milliers de spectateurs du monde entier attendus durant un mois. Et par conséquent, la bonne marche des affaires : ventes de billets et de produits dérivés, sponsoring des grandes marques internationales et autres droits télé représentent plusieurs milliards de dollars, dont il serait dommage de se priver. Ou du moins de priver les bénéficiaires…

Les autorités brésiliennes se veulent rassurantes et … sécurisantes. Comme à Rio de Janeiro où, depuis plusieurs mois, favela après favela s’installent les Unités de Police Pacificatrice (UPP). Une pacification musclée comme le souligne plusieurs de mes confrères et comme en témoignent les images de la dernière expulsion en date, dimanche dernier, de 5.000 personnes qui projetaient d’édifier une nouvelle favela, Telerj, sur un terrain abandonné.

Ça vous ôte soudain toute envie pacifique.

J’ignore où peuvent se réfugier les personnes ainsi expulsées, favela pacifiée après favela bobotisée… Mais ce qui compte c’est que les milliers de supporters attendus en juin (puis dans deux ans pour les jeux olympiques) puissent circuler… paisiblement.

Et pour les rassurer pleinement, il faudra s’assurer que la police pacificatrice n’a pas viré toutes les prostituées…

(photos : Yasuyoshi Chiba, Silvia Izquierdo, Ana Carolina Fernandes, Felipe Dana, DR)

Un peu de musique … pour apaiser. Avec Dom La Nena, chanteuse et violoncelliste de talent, originaire de Porto Alegre, maintenant installée à Paris d’où elle nous adresse ce petit bijou de douceur, Golondrina.