Monde en musique

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Oui, je sais… Le titre du billet du jour est celui de l’habituelle rubrique musicale.

Mais ce n’est pas parce que le monde est si souvent cul par-dessus tête que je n’ai pas le droit d’y rajouter du désordre.

Entre des infos sur la santé de l’Ukraine et celle de Franck Ribéry, ma radio du soir a réussi la semaine dernière à me glisser que de nouveaux affrontements s’étaient déroulés à Bangui.

Une flambée de violences interconfessionnelles, provoquée par des ”agitateurs qui essayent de manipuler les jeunes pour des raisons purement politiques”, a affirmé la présidente centrafricaine Catherine Samba Panza, après que son Premier ministre, André Nzapayéké, ait fait allusion à la responsabilité d’hommes politiques très proches du pouvoirdans ce regain de tension entre les groupes armés Séléka, majoritairement musulmans, et anti-balaka, majoritairement chrétiens.

Autant dire que malgré la volonté réaffirmée de désarmement, la paix ne semble pas pour demain…

Cela laissera le temps à ce combattant Seleka de réparer sa guitare. En espérant, une fois encore, que la musique adoucisse les mœurs, les esprits. Voire les âmes.

(Photo : Goran Tomasevic)

Je ne suis pas naïf. Mais je m’essaie à l’optimiste. Même si je ne sais pas toujours qui invoquer pour m’aider à le rester*.

Invocation, c’est le titre du premier album de Boddhi Satva, musicien Centrafricain, de mère belgo-américaine et de père franco-centrafricain. Un sacré mélnage en perspective. Comme sa musique où se rencontrent rythmes traditionnels et sonorités actuelles… Une nouvelle preuve que l’avenir est aux mélanges.

Nankoumandja, la chanson du guerrier. Qui aspire à la paix !

*Et que dire pour aider les autres à le rester… ?