Un moment supendu

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Le Ramadan a donc commencé hier, en Irak comme ailleurs. Et la guerre est loin d’être terminée.

Guerre entre rebelles sunnites et armée régulière d’un régime à majorité chiite ? Guerre des alliances stratégiques d’une région fragile et toujours au bord de l’explosion ? Guerre religieuse ou économique ? Guerre idéologique ? Guerre pétrolière ? “Guerre sainte contre le terrorisme” ? Guerre “entre l’humanité et la sauvagerie barbare” ? Je n’ai ni assez de connaissances géostratégiques, ni assez de recul, ni assez de courage pour tenter de tout comprendre. Et trancher…

J’ai juste envie de crier avec Prévert “Quelle connerie la guerre” ! Et de mépriser tous ces hommes qui, au nom de – quel – Dieu dont ils agitent le prétexte et pervertissent la parole supposée, sèment la mort, cultivent la violence, attisent la haine. Et jettent sur les routes des milliers de personnes en détresse.

Et parce que j’ai envie de croire encore en l’homme avant Dieu, d’espérer dans la paix, d’aspirer au bonheur, je retiens ces images de moments suspendus, de ces enfants qui osent encore l’insouciance dans ces nouveaux camps de réfugiés, qui sautent à la corde, peut être en se moquant du loup des bois. Ou qui tiennent serré leur nounours, très fort. Pour continuer d’y croire aussi. Même s’ils détestent les mensonges.

(photos : Spencer Platt, Ahmed Jadallah, Karim Sahib, Karin Shermbrucker)

Ils avaient fait un passage dans une version antérieure d’abcdetc. Les Iraniens de 127 reviennent aujourd’hui. Moins punks mais doucement apaisants. Et c’est bien pour aujourd’hui…