Moins de ponts

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 “Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts.”

Je pourrais aujourd’hui paraphraser cette citation d’Isaac Newton, l’une des préférées de ce blougui, en constatant que côté destruction c’est pareil, ou l’inverse, ce qui finalement revient au même : Les hommes détruisent trop de ponts et pas assez de murs.

Lundi, trois ponts ont été détruits en Ukraine, près de Donetsk, l’un des bastions pro-russes. Au lendemain de ce dynamitage, les belligérants se renvoyaient la responsabilité, mais le résultat est là : l’Ukraine est toujours écartelée, déchirée entre l’est et l’ouest, secouée de réflexes nationalistes scabreux, tiraillée par les enjeux diplomatiques qui la dépassent entre les “puissances” internationales, impuissantes à faire cesser la guerre civile et le massacre encore larvé : les affrontements entre l’armée et les séparatistes ont fait plus de 400 morts depuis début avril et le début de l’insurrection. Sans compter des milliers de sans-abri.

Alors, peu importe finalement qui a été assez con pour détruire ces ponts, pour couper ces liens qui reliaient hier encore les hommes et les territoires. Et il ne sert à rien que je parle, que j’écrive ou que je hurle qu’il y a tellement encore de murs à détruire, comme ceux de consciences emmurées. Et de ponts à construire, qui tiennent le coup, pour franchir les temps d’une humanité commune, tellement menacée d’autres destructions qu’elle n’a pas besoin de se détruire elle même.

Et puis les ponts se détruisent bien assez tout seuls, comme en témoignait la semaine dernière cette image en provenance de Belo Horizonte au Brésil :

(photos : Dmitry Lovetsky, Maxim Zmeyev, DR)

 

Bon d’accord… Je sais que certains murs ont fini par tomber. Comme celui de Berlin, ce qui a permis aux membres de Skazka Orchestra de passer plus facilement d’est en ouest. Même si leur musique a gardé un certain accent…